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Le préfet Latron à L'Étang-Salé pour débloquer la filière volaille

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Le préfet Latron à L'Étang-Salé pour débloquer la filière volaille

Grands projets, filière volaille, littoral : le préfet attendu sur plusieurs dossiers chauds à L’Étang-Salé - Crédit Zinfos974 - Société


Le préfet de La Réunion Patrice Latron s'est rendu à L'Étang-Salé ce jeudi pour aborder plusieurs dossiers que la commune ne parvient pas à régler seule. La filière volaille a largement dominé les échanges, mais l'urbanisme, le risque requin et la gestion des inondations figuraient également à l'ordre du jour.

Sur la volaille, Patrice Latron n'a pas mâché ses mots. « Ce sont des dossiers prioritaires. Ça ne m'amuse pas de limiter le développement de la production de poulets à La Réunion », a-t-il déclaré. Le problème central reste le traitement des déchets issus de la filière. Depuis plus d'un an, plusieurs projets concurrents s'affrontent sans qu'aucune solution commune n'émerge, le tout dans un contexte de procédures judiciaires. « Dès ma prise de fonction il y a un an et demi, cette guerre m'a été posée », a reconnu le préfet, qui a écarté toute tentative de médiation dans ce conflit qu'il décrit lui-même comme « très dur » et marqué par « une concurrence féroce ». L'État entend rester en dehors : « Le rôle de l'État, c'est d'instruire les dossiers qui lui sont présentés sans prendre position en faveur de l'un ou de l'autre. »

Le maire Mathieu Hoarau a pour sa part évoqué les nuisances olfactives liées au site Sicard, régulièrement dénoncées par les riverains. Une mise en demeure a été adressée à l'exploitant pour éliminer les odeurs, et l'édile réclame une modernisation des installations.

La visite a aussi été l'occasion de passer en revue plusieurs projets portés par la commune : délocalisation du Super U en entrée de ville, création d'un parc boisé en centre-ville, réhabilitation de la voie verte avec un éclairage photovoltaïque, aménagements du littoral et mobilité douce — l'ensemble inscrit dans le programme « Petite Ville de Demain ». Les questions de sécurité ont également occupé les échanges, avec le Programme d'Actions de Prévention des Inondations (PAPI), la gestion des chiens errants et le dispositif nautique BSAN destiné à anticiper le risque requin sur le littoral communal.

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9 commentaires

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D
David 30/05/2026 à 10:16

Le risque requin dans l'article, ça me touche directement. Mes clients viennent à Saint-Leu pour le lagon, pas pour rester sur le sable à regarder des panneaux d'interdiction. Je comprends qu'on parle filière volaille et inondations, mais le BSAN et la sécurité en mer c'est pas du luxe pour nous, c'est notre fond de commerce. Si la préfecture peut mettre le même énergie sur ce dossier-là que sur les odeurs de Sicard, ça serait tchombo.

M
Marie-Hélène 30/05/2026 à 09:19

Ce qui ressort de cet article, c'est une problématique classique de gouvernance des filières agroalimentaires en territoire insulaire : des acteurs privés en concurrence féroce, un État en retrait pour des raisons juridiques légitimes, et une collectivité locale coincée entre les deux. Ce n'est pas propre à La Réunion, on retrouve des dynamiques très similaires dans d'autres régions ultrapériphériques européennes. Ce qui manque ici, selon moi, c'est une instance de concertation neutre, pas nécessairement l'État, qui pourrait réunir éleveurs, opérateurs de traitement et élus autour d'un protocole partagé. @Kelly a raison de soulever la question des salariés, ils sont les grands oubliés de ce récit.

P
Polo 30/05/2026 à 08:58

@Alex, pour les éleveurs c'est exactement ça le problème. Moi j'achète mon poulet local depuis des années, mais quand la filière coince sur le traitement des déchets les volumes baissent et les prix repartent à la hausse. À un moment donné je commande ce que j'arrive à trouver, et c'est souvent du continent qui rentre. C'est dommage parce que la qualité du volaille péi lé bon, mais si les opérateurs passent leur temps à se battre en justice au lieu de traiter leurs déchets, c'est le petit artisan au bout de la chaîne qui morfle.

K
Kelly 30/05/2026 à 08:29

Ce qui m'étonne dans tout ça, c'est qu'on parle de filière volaille depuis plus d'un an et personne n'évoque les salariés qui bossent dans ces structures. Une guerre entre opérateurs, des procédures judiciaires, et au milieu y'a des gens qui vont travailler le matin sans savoir si leur boîte sera encore debout dans six mois. Dans une PME industrielle on sait ce que ça fait comme pression sur les équipes, ça démotive, ça crée de l'absentéisme. J'aurais aimé que le préfet aborde aussi cet aspect.

J
Jean-Claude B. 30/05/2026 à 07:22

J'ai eu un gars dans mon taxi la semaine passée, il travaille du côté de Sicard, il m'a dit que les riverains en ont vraiment marre des odeurs depuis des années. Une mise en demeure c'est bien, mais eux ils l'entendent à chaque passage que ça va changer, et rien change. On verra si cette fois c'est différent.

L
Lastron-Leïla 30/05/2026 à 07:15

Le risque requin, les inondations, la filière volaille, le Super U à déplacer... c'est dense pour une seule visite ! Ce qui m'interpelle c'est que tous ces dossiers attendent le passage du préfet pour avancer. Lé pa fasil de développer une commune quand tout remonte à ce niveau-là.

F
Fifi430 30/05/2026 à 07:11

Un point qui mérite d'être précisé : quand le préfet évoque les procédures judiciaires en cours, cela signifie que l'État est d'autant plus tenu de ne pas prendre position, sous peine de compromettre l'impartialité des décisions administratives à venir. Ce n'est pas une esquive, c'est une contrainte juridique réelle. Cela dit, rien n'empêche une concertation formelle entre les acteurs sous l'égide de la préfecture, sans arbitrage au fond.

Z
Zilo 30/05/2026 à 07:09

Attends, y'a un programme 'Petite Ville de Demain' avec éclairage photovoltaïque sur la voie verte et tout, c'est stylé sur le papier. Mais le vrai bug c'est le traitement des déchets qui coince tout depuis un an, pas très next-gen comme situation.

A
Alex 30/05/2026 à 07:04

Le préfet dit que l'État instruit les dossiers sans prendre parti, mais concrètement ça change quoi pour les éleveurs qui attendent depuis plus d'un an ? Une guerre entre opérateurs privés sur le traitement des déchets, des procédures judiciaires en cours, et la seule réponse c'est 'on reste neutres'. J'aimerais comprendre quel mécanisme concret va permettre de débloquer la situation si personne ne tranche.