La CFTC de la mairie de Saint-Benoît a contacté les médias cette semaine pour dénoncer ce qu'elle décrit comme un climat social dégradé au sein des services municipaux. Le syndicat affirme avoir multiplié courriers et demandes de rendez-vous auprès de la municipalité sans jamais obtenir de réponse, avant de décider de rendre ses préoccupations publiques.
Pour étayer sa démarche, il cite le cas d'un agent occupant des fonctions de direction dans le domaine de la sécurité et de la médiation sociale. Cet agent aurait subi une baisse de rémunération liée à une réduction de primes, sans en avoir été informé au préalable. Plusieurs démarches administratives engagées par l'intéressé — recours gracieux, demande de télétravail, attribution d'une bonification indiciaire liée à ses responsabilités d'encadrement — seraient par ailleurs restées sans suite. La CFTC estime que cette situation a des répercussions psychologiques sur l'agent concerné.
Le syndicat insiste cependant sur un point : ce dossier n'est pas un cas isolé. Il dit suivre plusieurs agents en souffrance et fait état d'un sentiment de manque de reconnaissance qui toucherait notamment les personnels des écoles, des crèches et des espaces verts. Il réclame une meilleure prise en compte des conditions de travail et une revalorisation financière.
Sur le plan organisationnel, la CFTC appelle à la création pérenne de postes de directeur des ressources humaines et de directeur général des services. Elle plaide également pour un plan de titularisation élaboré selon des critères transparents, définis en concertation avec les représentants du personnel, et dit rester disponible pour une rencontre avec la municipalité afin d'aborder l'ensemble de ces dossiers.


5 commentaires
Moi j'ai eu affaire à des marchés publics avec la mairie de Saint-Benoît y'a quelques années, et les délais de réponse, lé pa fasil. Je comprends cet agent qui attend des mois sans nouvelles. Quand y'a pas de DRH stable ni de DGS clairement en poste, les dossiers tombent dans un trou et personne ne les rattrape. C'est pas une question politique, c'est une question d'organisation de base.
Franchement c'est chaud que des recours gracieux restent sans réponse. Y'a pas d'outil de suivi des demandes en interne ? Même une petite mairie peut se payer un logiciel de ticketing basique en 2024, ça évite ce genre de situation où personne ne sait où en est quoi.
Ce que décrit la CFTC pour les agents des espaces verts me touche particulièrement. Ces équipes entretiennent le patrimoine vert de toute la ville, un travail discret mais essentiel, et il semblerait qu'elles soient parmi les moins reconnues. Je croise parfois ces agents tôt le matin sur le terrain, avant même que les randonneurs arrivent. Leur engagement mérite mieux qu'un sentiment d'abandon. J'espère que la mairie acceptera le dialogue proposé.
Un syndicat qui doit passer par les médias pour se faire entendre, c'est rarement bon signe.
Ce qui interpelle dans ce dossier, c'est la baisse de rémunération sans notification préalable. Dans le public comme dans le privé, toute modification de la rémunération doit faire l'objet d'un document écrit. Si la réduction de primes n'a pas été formalisée, l'agent a des arguments solides pour un recours.