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Rénovation urbaine à La Vigie : la zone Matoury livrée en 2026

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Rénovation urbaine à La Vigie : la zone Matoury livrée en 2026

La Vigie : les futurs aménagements attendus pour septembre 2026 - Crédit le journal de mayotte


La zone Matoury du quartier de La Vigie, en Petite-Terre, sera entièrement livrée d'ici septembre 2026. C'est ce qu'a annoncé la Communauté de communes de Petite-Terre (CCPT) à l'occasion d'une visite de chantier.

Le président de la CCPT, Charaffoudine Ramadani Toto, s'est rendu sur place avec les maires de Pamandzi et de Dzaoudzi-Labattoir ainsi que le directeur de la rénovation urbaine. Les élus ont pu observer plusieurs avancées : en bas de la rue Matoury, un rond-point se dessine autour de l'arbre central conservé, avec un banc prévu sous son ombrage. Plus haut dans la pente, des aires de jeux et des espaces de repos offriront une vue sur le lagon.

Sur la boucle Achiraffi-Subra, les ravines ont été réaménagées pour canaliser les eaux pluviales. Une voie d'accès, qualifiée de « prioritaire » par la CCPT, relie désormais le secteur à la route de Moya — un débouché jugé indispensable pour les secours et la collecte des déchets. Les écoulements pluviaux ont également été reconfigurés pour préserver les ouvrages déjà réalisés.

Le programme va au-delà des voiries. Il prévoit un groupe scolaire (T17), une crèche, une maison d'assistants maternels et une maison de santé. La CCPT présente ces équipements comme une réponse au « manque de services qui pèse sur les habitants du quartier depuis des années ».

Le projet relève du Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain (NPNRU) et porte sur un territoire de 158 hectares à cheval entre Pamandzi et Dzaoudzi-Labattoir, où vivent plus de 11 000 habitants, dont 63 % dans des conditions précaires selon la collectivité. Son coût dépasse 24 millions d'euros — hors réparations liées aux cyclones Chido et Dikeledi — financés à 70 % par l'État via l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU), à 22 % par la CCPT et à 8 % par le Conseil départemental.

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6 commentaires

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M
Maéva 29/05/2026 à 03:22

@Zilo, exactement ce que je me disais. Un groupe scolaire et une maison de santé c'est le genre d'infrastructures qui font monter la valeur perçue d'un quartier, et donc d'un territoire. Pour moi qui vends en ligne des produits locaux, ça peut paraître loin de mon quotidien, mais en vrai une zone qui se développe c'est aussi plus de pouvoir d'achat local, plus de gens susceptibles de commander. 11 000 habitants mieux équipés, c'est un bassin de clientèle qui existe vraiment. J'espère juste que la date de 2026 tient.

Z
Zoubi 29/05/2026 à 02:51

Une maison de santé avec vue sur le lagon, franchement j'aurais pas dit non pour mon quartier à moi ! Bon courage aux familles qui vivent là-bas depuis des années avec peu de rien, lé bon que ça bouge enfin.

M
Marie-Hélène 29/05/2026 à 02:41

Ce qui retient mon attention, c'est la mention de 63 % de la population vivant dans des conditions précaires. Le NPNRU a été conçu précisément pour répondre à cette réalité dans les quartiers prioritaires, mais l'expérience montre que la rénovation du bâti ne suffit pas si elle n'est pas accompagnée d'un vrai projet social et éducatif. Le groupe scolaire prévu est une bonne nouvelle, à condition qu'il soit doté en postes et en moyens pédagogiques dès l'ouverture. On a trop souvent vu des équipements neufs livrés à moitié fonctionnels, les marmaille qui attendent un établissement et les enseignants qui arrivent sans matériel.

M
Mamie Câline 29/05/2026 à 02:30

Un banc à l'ombre d'un arbre qu'ils ont pris soin de garder, ça c'est une belle attention. Ici à Cilaos on sait ce que c'est que d'attendre des années pour avoir des services corrects. J'espère que les habitants du quartier verront tout ça livré comme promis, pas juste des annonces.

T
Thierry Lebon 29/05/2026 à 02:15

L'article précise 70 % financés par l'ANRU mais il serait utile de distinguer ce qui relève de subventions définitives et ce qui constitue des avances remboursables, les deux étant souvent confondus dans les communications institutionnelles. Pour un projet de 24 millions d'euros hors réparations cycloniques, la part du Conseil départemental à 8 % reste modeste, ce qui mérite d'être noté.

Z
Zilo 29/05/2026 à 02:03

Honnêtement c'est pas l'article le plus tech de l'année mais un groupe scolaire + crèche + maison de santé pour 11 000 habitants dans 158 hectares, ça change la vie d'un quartier. La vraie question c'est si les livraisons 2026 seront respectées, parce que dans le BTP y'a toujours du délai qui se glisse quelque part.