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Les Jeunes Agriculteurs de La Réunion menacent d'agir si les aides tardent

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Les Jeunes Agriculteurs de La Réunion menacent d'agir si les aides tardent

Aides agricoles : les Jeunes Agriculteurs mettent la pression avant le 31 mai - Crédit Zinfos974 - Économie


Les Jeunes Agriculteurs de La Réunion ont posé un ultimatum : si les aides attendues ne sont pas versées d'ici mercredi prochain, le syndicat passera à l'action. Deux dispositifs sont dans le viseur — l'aide au transport de la canne à sucre (ATCL), due avant le 31 mai, et les aides du programme POSEI destinées aux filières animale et végétale.

« Les agriculteurs canniers n'ont plus de trésorerie », alerte Bryan Alaguirissamy, porte-voix du syndicat. Sur les exploitations, les fins de mois sont impossibles à boucler et l'attente de ces versements n'est plus tenable.

Le syndicat ne précise pas la nature des actions envisagées, mais le message aux pouvoirs publics et aux organismes concernés est sans ambiguïté : « Des solutions devront alors être trouvées pour soutenir les agriculteurs. » Une formulation volontairement ouverte, qui laisse planer la menace d'une mobilisation.

Cet avertissement arrive dans un contexte tendu. Le secteur agricole réunionnais subit depuis plusieurs mois une accumulation de pressions : hausse des charges, tensions de trésorerie chroniques, incertitudes sur l'avenir de certaines filières. Le versement de ces aides ne réglera pas tout — mais son retard aggrave une situation déjà fragile.

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6 commentaires

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N
Naïma94 28/05/2026 à 14:34

Comme dit Tom de l'Étang, la dimension psychologique de tout ça c'est réel et on en parle pas assez. Dans mes tournées j'ai des patients agriculteurs, et le stress financier chronique ça finit par se loger dans le corps, les insomnies, la tension qui monte, les douleurs qui s'installent. C'est pas anodin. En métropole j'avais vu ça avec des artisans du bâtiment pendant la crise, ici c'est pareil mais avec un isolement en plus parce que les exploitations sont parfois loin de tout.

V
Vavangue 28/05/2026 à 13:41

Comme dit Pti-Louis, l'attente des aides c'est une constante ici, et c'est épuisant. Pour la canne c'est visible, mais les petits producteurs comme nous on vit la même chose en silence. Moi je vends en direct, je fais mes marchés, je passe pas par les grandes surfaces, et c'est souvent ce qui me sauve, mais tout le monde ne peut pas faire ça. Ce péi-la a des agriculteurs qui nourrissent l'île et on leur demande de tenir sur des promesses de virement.

A
Alex 28/05/2026 à 13:24

Je comprends la détresse, mais j'aimerais qu'on aille un peu plus loin : ces retards, c'est quoi exactement la cause ? Un problème administratif côté région, côté Europe, un blocage politique ? Parce que "les aides tardent" ça peut vouloir dire beaucoup de choses, et sans cette précision on reste sur une mobilisation émotionnelle sans vraiment savoir où appuyer pour débloquer le truc.

D
David 28/05/2026 à 12:49

On parle souvent des restaurateurs et des hôtels quand l'île va pas bien, mais les agriculteurs c'est toute la chaîne qui trinque. Sans les producteurs locaux, moi j'ai des menus vides et des clients qui rentrent déçus. J'espère que cette fois l'ultimatum sera pris au sérieux parce que ça fait trop longtemps qu'on entend les mêmes discours sans que ça bouge vraiment.

P
Pti-Louis 28/05/2026 à 12:35

Moin j'ai connu l'attente des aides aussi, du côté pêche. Les promesses, les formulaires, et au final rien qui arrive à l'heure. Le péi-la lé comme ça depuis longtemps.

T
Tom de l'Étang 28/05/2026 à 12:18

Ce qui m'inquiète, c'est l'état mental de ces agriculteurs qui attendent des versements depuis des mois sans visibilité. J'ai des patients indépendants qui décrivent exactement ça : le compte en banque vide, les charges qui tombent quand même, et l'impression que personne n'entend. À un moment, la trésorerie zéro ce n'est plus juste un problème financier, ça devient un problème de santé. Les signaux d'alerte du syndicat sont importants, mais j'espère que derrière les revendications collectives, les agriculteurs concernés ont aussi quelqu'un à qui parler individuellement.