Les agriculteurs de Mayotte ont jusqu'au 9 juin 2026 pour télédéclarer leur dossier PAC. La Direction de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Mayotte (DAAF) rappelle que la campagne surfaces, ouverte depuis le 1er avril, est entrée dans sa période de dépôt tardif.
Depuis le 19 mai, chaque jour ouvré de retard coûte 1 % sur les aides attribuées. La plateforme TELEPAC ferme définitivement le 9 juin inclus.
Les exploitants déjà enregistrés — ceux ayant déposé un dossier l'an passé — disposent d'un numéro PACAGE et d'un code d'accès TELEPAC, nécessaires pour effectuer la télédéclaration 2026. Les primo-déclarants doivent se présenter à la DAAF de Mamoudzou avec leur relevé parcellaire. L'accueil est assuré du lundi au jeudi de 7h30 à 12h00 et de 13h00 à 14h30, le vendredi de 7h30 à 11h00. Des rendez-vous d'assistance à la déclaration sont disponibles sur plusieurs sites, sur inscription préalable.


7 commentaires
@Alex, pour répondre à votre question, la réglementation PAC prévoit que la pénalité de 1% par jour ouvré s'applique bien sur la totalité des aides admissibles du dossier, et non sur une partie variable. Il n'existe pas de plafond de déduction à proprement parler, mais le refus de paiement total intervient lorsque le retard dépasse 25 jours calendaires après la date limite, ce qui place la date fatidique aux alentours du 4 juillet dans ce cas précis. Ce point mérite d'être connu des exploitants qui hésiteraient encore à déposer leur dossier.
@Alex, la question que tu soulèves est pertinente, mais je dirais qu'au-delà du taux, ce qui m'interpelle c'est la logique économique de ces pénalités dans un territoire comme Mayotte. Quand on sait que certains exploitants n'ont pas d'accès stable à internet, qu'ils doivent parfois traverser toute l'île pour aller à la DAAF, sanctionner le retard au même titre qu'en métropole, ça pose une vraie question d'équité territoriale. Les aides PAC sont parfois vitales pour la trésorerie de toute une exploitation, une déduction de 1% par jour ouvré peut vite représenter plusieurs centaines d'euros sur une enveloppe modeste. On gagnerait à s'interroger si le calibrage de ces règles est vraiment adapté aux réalités ultramarines.
Sujet un peu loin de mes coraux, mais quand on voit ce que les cyclones récents ont fait aux terres agricoles de Mayotte, on comprend que derrière ces dossiers PAC il y a des gens qui essaient juste de reconstruire quelque chose. J'espère que la DAAF accompagne vraiment les exploitants sur le terrain, pas seulement derrière un guichet.
Chapeau à tous les agriculteurs de Mayotte qui tiennent bon malgré ces démarches complexes. Chaque étape administrative franchie, c'est une preuve de résilience et d'engagement pour leur activité. On voit que la DAAF fait des efforts avec les rendez-vous d'assistance sur plusieurs sites, c'est ce genre d'accompagnement qui fait vraiment la différence pour ceux qui se lancent.
Ce type d'article me fait penser à combien l'accès à l'information administrative reste un enjeu crucial dans les territoires ultramarins. On parle de numéros PACAGE, de codes TELEPAC, de primo-déclarants, autant de termes qui supposent une familiarité avec des outils que beaucoup d'agriculteurs mahorais n'ont peut-être pas encore eu le temps d'apprivoiser. Il y a dans les travaux de l'économiste Jean-Michel Servet sur les exclusions financières et administratives une réflexion qui résonne ici : la complexité des dispositifs d'aide creuse souvent les inégalités qu'elle prétend combler. La question des rendez-vous d'assistance sur inscription est donc centrale, on aimerait savoir si les capacités d'accueil sont réellement à la hauteur des besoins.
Bon courage aux agriculteurs de Mayotte, mais franchement les délais administratifs lé pa fasil à suivre pour tout le monde !
La pénalité de 1% par jour ouvré de retard ça mérite quand même d'être précisé : est-ce que ce taux s'applique sur la totalité des aides ou uniquement sur la partie variable ? Et est-ce qu'il y a un plafond de déduction quelque part ? L'article cite la DAAF mais renvoyer directement vers le règlement européen ou au moins la notice TELEPAC aurait été utile pour les agriculteurs qui veulent vérifier eux-mêmes.