La CFDT a déposé un préavis de grève au CHU, entré en vigueur ce mardi 26 mai. Premier geste visible : une distribution de tracts devant l'entrée du CHU Nord de Saint-Denis. La situation du site, en zone de fort passage, pourrait entraîner des perturbations de circulation.
Le syndicat porte deux revendications. Il réclame une revalorisation salariale, dans un contexte de hausse du coût de la vie qui pèse sur les agents hospitaliers, et demande la création de postes supplémentaires ainsi qu'un meilleur accès au matériel, qu'il considère comme des conditions nécessaires à une prise en charge correcte des patients.
Le monde hospitalier est sous tension depuis plusieurs années. Sans chiffres ni calendrier précisés à ce stade par le syndicat, la suite du mouvement reste à suivre.


6 commentaires
Ça n'a pas grand chose à voir avec mon domaine, mais j'ai ma compagne qui bosse à l'hôpital et elle rentre souvent avec des histoires qui font froid dans le dos. Pas assez de bras, du matériel qui manque, des patients qu'on laisse attendre faute de moyens. On exige des résultats mais sans donner les outils, c'est comme me demander d'encadrer une plongée sans bouteilles.
@Fifi430, la question du service minimum est importante, mais derrière les textes y'a surtout des gens épuisés qui n'ont parfois même pas le matériel pour finir leur journée correctement. Ce n'est pas si différent de ce qu'on vit dans l'artisanat local, on se débrouille avec des bouts de ficelle pendant que les décisions se prennent loin du terrain. Les revendications sur les postes et le matériel, ça sonne juste pour qui a déjà vu comment ça se passe de l'intérieur.
On a connu ça bien des fois dans ce péi, des préavis qui partent et puis plus rien. J'espère que cette fois on ira jusqu'au bout.
Des agents qui réclament du matériel pour bien faire leur travail, ça dit tout.
Le sujet des effectifs hospitaliers revient de façon cyclique, sans que les plans successifs n'apportent de réponse structurelle durable. On peut comprendre les revendications, même si l'absence de chiffres concrets côté syndicat rend le dialogue difficile à engager. Les négociations dans ce secteur prennent généralement du temps.
Un préavis de grève dans la fonction publique hospitalière suit un régime juridique particulier, distinct du droit commun. Il serait utile de préciser si le service minimum a été organisé, ce qui conditionne directement les droits des patients à une prise en charge continue. Sans cette information, difficile d'évaluer la portée réelle du mouvement.