Mardi 2 juin, les assistants d'éducation (AED) sont appelés à se rassembler devant le rectorat de La Réunion, à Saint-Denis. Cette journée nationale d'action est portée par huit syndicats de l'Éducation nationale, qui dénoncent la précarité persistante des personnels de vie scolaire et l'absence de réponses du ministère.
SNES-FSU, SNUEP-FSU, SE-UNSA, FNEC-FP-FO, CFDT Éducation, CGT Éduc'action, SNALC et SUD Éducation ont signé un appel commun. Ils visent le blocage des négociations sur les grilles salariales, le manque de personnels dans les établissements et l'absence de garanties sur les renouvellements de contrat. Les organisations réclament également des créations de postes, un accès élargi à la formation et un droit effectif à la mobilité.
« Les AED ne doivent pas être les vigiles de l'école. » La formule, reprise dans l'appel intersyndical, dit assez la tension de fond : des agents en première ligne face aux difficultés du quotidien scolaire, sans moyens supplémentaires ni reconnaissance statutaire. Les syndicats défendent la dimension éducative du métier, trop souvent ramenée, selon eux, à une simple fonction de surveillance.
Le rassemblement réunionnais s'inscrit dans un mouvement plus large. Des grèves et manifestations sont également prévues dans plusieurs académies françaises à la même date.


6 commentaires
Comme dit Mamie Câline, ces gens-là on les voit vraiment dans le quotidien des familles. Ici à Salazie les enfants partent tôt le matin par tous les temps, la brume, la pluie, et c'est souvent un assistant d'éducation qui les accueille en premier. Moi je cultive mes chouchous, je connais le travail qui ne se voit pas, qui ne se paie pas à sa juste valeur. Le péi ne peut pas se permettre de perdre des gens comme ça.
@Jean-Marc, t'as mis le doigt dessus. Moi je suis boucher, j'ai rien à voir avec l'Éducation nationale, mais les contrats précaires qui durent et qui durent, on connaît aussi. Les abattoirs locaux, les petits fournisseurs, on jongle tous avec des gens pas stables parce que le système est fait comme ça. Le problème c'est que quand t'as pas de statut, t'as pas de poids pour négocier, ni ton salaire ni tes conditions. Ces AED lé pa fasil leur quotidien si en plus ils savent pas s'ils sont renouvelés l'année prochaine.
Huit syndicats qui s'accordent, ça, c'est pas si courant. On verra ce que ça donne le 2 juin devant le rectorat.
Bel article, court mais qui dit l'essentiel.
Je suis pas dans l'Éducation nationale, mais la précarité des contrats je connais. Dans le BTP on a longtemps bidouillé avec des CDD à rallonge avant qu'on nous oblige à régulariser. Le problème c'est pareil partout : on prend des gens sur des postes indispensables et on fait semblant de pas voir qu'ils sont là depuis cinq ans. Y'a un moment faut arrêter de jouer à ce jeu-là.
Ici à Cilaos, on a toujours vu les assistants d'éducation comme des gens du quotidien, ceux qui sont là quand les profs ne peuvent pas être partout. Mes petits-enfants parlent souvent de ceux qui les surveillent à la cantine ou dans la cour, et on voit bien que c'est pas rien ce qu'ils font. J'espère que le rectorat prendra le temps de les écouter vraiment, parce que ce domoun mérite mieux que d'être traité comme des vigiles.