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SDIS 974 : hélicoptère Dragon, financement et violences en débat

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SDIS 974 : hélicoptère Dragon, financement et violences en débat

Hélicoptère, financement, sécurité... le syndicat majoritaire chez les pompiers passe en revue les dossiers chauds du SDIS 974 - Crédit Zinfos974 - Société


Une délégation nationale du syndicat Avenir Secours-Action Catégorie C (CFE-CGC), majoritaire chez les sapeurs-pompiers et présent dans 98 départements, s'est rendue cette semaine dans l'océan Indien — à Mayotte puis à La Réunion — pour faire le point sur les dossiers prioritaires des services d'incendie et de secours de la zone.

À La Réunion, la revendication la plus urgente reste l'obtention d'un hélicoptère de sécurité civile de type Dragon. « Tout le monde ici est convaincu de son utilité, encore faut-il que les parlementaires le valident », a déclaré Alain Laratta, secrétaire général du syndicat. Un courrier avait déjà été adressé en 2022 à l'ancien ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, sans réponse. L'argument mis en avant : un bassin de près d'un million d'habitants, des zones difficiles d'accès et une exposition à tous les types de risques — cyclone, inondation, incendie, secours en montagne.

Sur le financement, le ton est plus sombre. « Un système à bout de souffle et particulièrement opaque, dans lequel les pompiers sont pris en otage entre les collectivités et l'État », tranche Alain Laratta. La taxe sur les assurances des véhicules, principale source de financement des SDIS via les départements, serait devenue insuffisante et inadaptée, notamment face à la montée en puissance des véhicules électriques. Le secrétaire général avance un chiffre : en moyenne, les Français cotisent trois fois plus à l'enlèvement des ordures qu'à leur système de secours.

La délégation n'est pas venue que pour dresser des constats négatifs. Elle a salué une initiative réunionnaise jugée exemplaire : La Réunion serait la première préfecture de France à avoir signé une convention de partenariat avec son SDIS pour lutter contre les violences faites aux pompiers en intervention. Des progrès ont aussi été relevés sur l'entretien du parc de véhicules, même si le taux de disponibilité des ambulances reste jugé insuffisant, pénalisé par des délais d'approvisionnement en pièces. Le syndicat déplore par ailleurs qu'aucune audience n'ait été accordée à ses représentants locaux par le Département, autorité de tutelle du SDIS.

À Mayotte, la situation est différente. Les retards accumulés depuis le passage du cyclone Chido pèsent sur les infrastructures. La CFE-CGC réclame une septième caserne sur l'île, où la circulation des secours reste problématique. Le 101e département compte actuellement 500 sapeurs-pompiers volontaires et 293 professionnels. La « grande vitalité de la jeunesse mahoraise » est citée comme un atout pour renouveler les effectifs. Des élections professionnelles sont prévues en fin d'année.

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Mots clés : Sécurité Mayotte SDIS

6 commentaires

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P
Pti-Louis 24/05/2026 à 07:23

Depuis Saint-Jo on voit passer les hélicos de temps en temps quand y'a un accident en montagne. Un Dragon dédié, ça fait des années qu'on en parle. La mer elle attend pas, et les politiques ils répondent pas. C'est comme ça.

B
Bichik 24/05/2026 à 06:41

La convention contre les violences faites aux pompiers, on n'en avait pas besoin il y a quarante ans. Ça dit quelque chose sur l'évolution de notre société.

L
Lastron-Leïla 24/05/2026 à 06:20

Ce qui me saute aux yeux, c'est le courrier à Darmanin en 2022 resté sans réponse. On est en 2025 et le Dragon n'est toujours pas là. À un moment, si les canaux officiels ne fonctionnent pas, il faut peut-être penser à une vraie campagne de mobilisation citoyenne, pétition, vidéos, interpellation des élus sur les réseaux. Les gens du péi soutiendraient, j'en suis sûre.

K
Kelly 24/05/2026 à 05:53

Le point sur l'absence d'audience accordée par le Département au syndicat, ça me parle vraiment. Dans n'importe quelle organisation, si l'autorité de tutelle refuse de recevoir les représentants du personnel, ça finit toujours par créer des tensions qui débordent ailleurs. Ce n'est pas une posture syndicale, c'est une question de dialogue social de base. On ne peut pas demander aux agents de rester mobilisés et investis quand leurs interlocuteurs ne daignent pas les recevoir.

M
Marie 24/05/2026 à 05:31

La Réunion première préfecture de France à signer une convention contre les violences aux pompiers, i fo le dire ! C'est une vraie bonne nouvelle au milieu de tout le reste.

T
Tom de l'Étang 24/05/2026 à 05:02

Ce qui me frappe dans cet article, c'est qu'on parle de financement et de matériel, mais jamais de l'état de santé des agents eux-mêmes. Les pompiers que je croise en cabinet, ils arrivent souvent épuisés, avec des lombalgies chroniques, parfois des troubles du sommeil sévères. Un Dragon c'est indispensable, d'accord, mais si les équipes au sol sont à bout, le problème reste entier. La convention sur les violences faites aux pompiers c'est un bon signal, mais ça ne suffit pas à compenser des années de sous-investissement humain.