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Vanessa Miranville jugée pour harcèlement moral le 30 octobre à Saint-Denis

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Vanessa Miranville jugée pour harcèlement moral le 30 octobre à Saint-Denis

Mise en examen pour harcèlement moral : le procès de Vanessa Miranville prévu le 30 octobre prochain - Crédit Zinfos974 - Faits Divers


L'ex-maire de La Possession comparaîtra le 30 octobre prochain devant le tribunal judiciaire de Saint-Denis pour harcèlement moral sur trois employés communaux. Vanessa Miranville sera jugée aux côtés de Jacqueline Lauret, sa vice-présidente au CCAS à l'époque des faits.

Au départ, la juge d'instruction n'avait retenu qu'une seule victime : l'ex-directeur du CCAS. La chambre de l'instruction de la cour d'appel en a jugé autrement. Saisie par les avocats de la partie civile, elle a estimé qu'il existait « des charges suffisantes justifiant un renvoi devant la juridiction de jugement » pour deux autres employées communales — une décision qui élargit le périmètre du procès, une dizaine d'années après l'ouverture de l'information judiciaire.

Ces deux nouvelles plaignantes sont l'épouse et la sœur de Philippe Robert, un opposant politique à Vanessa Miranville. La première occupait le poste de directrice des relations publiques ; la seconde, Pascaline, était agent en charge des marchés de service public. Toutes deux décrivent une mise à l'écart progressive : retrait de dossiers et de missions, suppression d'accès aux outils de travail, absence durable d'activité effective. Les magistrats de la chambre de l'instruction parlent, pour Pascaline, de « mise à l'écart au sein des services ». Les mêmes termes reviennent pour Nathalie, son épouse.

Le dossier ne repose pas uniquement sur les témoignages des victimes présumées. Le Défenseur des droits a rendu une décision en faveur de Nathalie, « analysant ces agissements comme constitutifs d'un harcèlement moral » lié à sa situation professionnelle. Des collègues auraient également témoigné de leur lente dégradation.

Vanessa Miranville a toujours rejeté ces accusations, soutenant n'avoir procédé qu'à un remaniement de ses équipes à la suite du mandat de son prédécesseur. C'est désormais aux juges du tribunal correctionnel de Saint-Denis de trancher.

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8 commentaires

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J
Jean-Marc 21/05/2026 à 16:29

Moi ce qui me choque c'est qu'on parle de gens qui se sont retrouvés sans dossiers, sans accès à leurs outils, payés à rien faire pendant des mois. Dans le BTP si tu fais ça à un salarié t'as l'inspection du travail sur le dos en moins de deux. Apparemment y'a deux poids deux mesures selon que tu bosses dans une mairie ou sur un chantier.

M
Margaux 21/05/2026 à 15:35

@Naïma94, tu soulèves quelque chose d'important sur la durée que ça prend sur le corps et la tête. Je venais de métropole quand on a posé nos valises ici, et une chose qui m'a frappée c'est à quel point les liens familiaux et politiques sont étroits dans les communes. Quand j'ai lu que les victimes sont la femme et la sœur d'un opposant politique, ça m'a semblé tellement exposé comme situation, pas moyen de se mettre à l'abri. Je me demande si en métropole des affaires similaires auraient mis autant de temps à atterrir devant un tribunal, sincèrement.

R
Rafiki 21/05/2026 à 15:17

Je guide des randonneurs tous les jours dans les cirques, des gens qui viennent de partout pour voir ce péi, et souvent ils me demandent comment fonctionne la politique locale. Des histoires comme celle-là, dix ans d'une procédure qui traîne, ça donne pas la meilleure image. On a tellement à raconter sur ce territoire, et ce qui reste dans les mémoires c'est souvent ce genre d'affaires.

N
Naïma94 21/05/2026 à 14:21

@David, tu mets le doigt sur quelque chose que je vois aussi dans mon boulot. J'ai des patients qui traversent des procédures longues, des conflits au travail, des arrêts maladie qui s'enchaînent, et le corps il paie. Dix ans à attendre un jugement, à se battre pour être reconnue, c'est pas sans conséquences sur la santé. Ces deux femmes ont dû vivre ça en plus de continuer à travailler, ou justement à ne plus pouvoir le faire normalement.

V
Vavangue 21/05/2026 à 13:49

Ce qui me frappe dans cet article c'est le Défenseur des droits qui a reconnu le harcèlement moral, ça c'est pas rien comme élément. En dehors de la politique politicienne, on parle quand même de deux femmes qui ont vu leur travail se vider de tout contenu progressivement, leurs accès supprimés, leurs dossiers retirés. Dans le monde de l'artisanat ou du commerce on connaît bien cette façon de mettre quelqu'un sur la touche sans le licencier, sauf qu'ici c'était dans une mairie. J'espère que le procès permettra d'y voir clair.

P
Pti-Louis 21/05/2026 à 13:33

Dix ans pour arriver au tribunal. C'est long.

J
Jean-Claude B. 21/05/2026 à 13:19

J'ai eu des clients qui m'ont parlé de cette histoire il y a des années déjà, des gens de La Possession, et tout le monde disait que ça allait finir au tribunal. La politique locale lé pa fasil, surtout quand les familles des opposants politiques se retrouvent dans le collimateur. Ce que j'entends moi c'est que pas mal de domoun attendaient ce procès depuis longtemps.

D
David 21/05/2026 à 13:13

Franchement ça fait bizarre de voir des affaires pareilles traîner aussi longtemps. Une dizaine d'années d'instruction judiciaire, les gens ils avancent pas dans leur vie pendant tout ce temps. Et on se demande après pourquoi les fonctionnaires quittent le secteur public communal.