Espace membre :

Suivez-nous

Cliniques privées à La Réunion : une nouvelle grève annoncée

Partager sur :
Cliniques privées à La Réunion : une nouvelle grève annoncée

"Le prochain mouvement sera deux fois plus dur" : les syndicats des cliniques privées menacent de relancer la grève - Crédit Zinfos974 - Social


Sans avancée concrète à l'issue de la réunion nationale du mercredi 20 mai, l'intersyndicale CFTC, CGTR, UR974 et FO annonce qu'un nouveau préavis de grève sera déposé dans les cliniques privées de La Réunion. Le ton est sans ambiguïté : « le prochain mouvement social sera deux fois plus dur que le premier ».

Le protocole de fin de conflit signé le 29 avril entre la FHP OI et les organisations syndicales n'a pas suffi à calmer la situation. Les syndicats jugent leurs revendications « largement insuffisamment traitées ». Deux points dominent le dossier : l'obtention d'une prime de vie chère alignée sur celle du secteur public, et une meilleure prise en compte de l'épuisement des personnels soignants dans les établissements privés.

Dans leur communiqué, les organisations décrivent une situation « insoutenable » : sous-effectifs chroniques, surcharge de travail, fatigue généralisée, perte d'attractivité des métiers de santé dans le privé. Des signaux qui, selon elles, fragilisent durablement un secteur pourtant investi d'une « mission essentielle de santé publique au service de la population réunionnaise ».

La réunion nationale du 20 mai était donc perçue comme un rendez-vous décisif. Sans réponse jugée satisfaisante, l'intersyndicale entend amplifier la pression pour, dit-elle, « faire entendre la colère et l'épuisement des salariés du secteur privé de santé à La Réunion ».

Source

Mots clés : Santé Syndicalisme Grève

6 commentaires

Écrivez votre commentaire...
D
David 20/05/2026 à 13:07

On parle de sous-effectifs dans les cliniques, mais figurez-vous que nous aussi dans la restauration on souffre des mêmes problèmes ici à Saint-Leu. Les gens ne veulent plus bosser dans les métiers de service parce que la paye suit pas. Alors quand j'entends que les soignants du privé galèrent à garder leurs équipes, je me dis que c'est un problème de fond qui touche plein de secteurs sur cette île. Un touriste qui tombe malade et qui trouve une clinique à moitié vide, c'est aussi mauvais pour l'image du péi que des algues dans le lagon.

Z
Zilo 20/05/2026 à 12:31

@Sandrine, plusieurs centaines d'euros par mois d'écart, c'est pas un bug mineur, c'est une faille critique dans le système. À ce niveau-là, même un algorithme de recrutement basique te dirait que le privé n'est pas compétitif. Je comprends pas comment la FHP peut s'étonner du manque d'attractivité.

J
Jean-Claude B. 20/05/2026 à 11:52

J'ai pris une infirmière de la clinique de Saint-Paul la semaine dernière, elle m'a dit qu'elle cherchait à passer dans le public depuis deux ans. Je lui demande pourquoi elle reste, elle m'a répondu qu'elle a la famille ici et que les postes publics sont bouchés. C'est ça la réalité du terrain.

T
Tonton Bébert 20/05/2026 à 11:44

Le protocole signé le 29 avril, c'est du papier si derrière y'a rien de concret. On connaît la musique, out frère. On signe, on reporte, on dilue, et les travailleurs se retrouvent anlèr six mois plus tard. Les syndicats ont raison de frapper plus fort, parce que la douceur n'a jamais rien obtenu dans ce pays. Un mouvement deux fois plus dur, c'est la seule langue que certains employeurs comprennent.

M
Maéva 20/05/2026 à 11:23

Franchement, la perte d'attractivité des métiers de santé dans le privé, c'est un vrai signal d'alarme pour tout le péi. Si les soignants partent ou baissent les bras, c'est toute la population qui en pâtit, pas juste le secteur. J'espère que les directions de cliniques comprennent que garder ses talents, ça se construit, ça ne tombe pas du ciel.

S
Sandrine 20/05/2026 à 11:03

Ce qui m'interpelle, c'est la question de la prime de vie chère alignée sur le public. L'écart entre les deux secteurs n'est pas nouveau, mais il représente une différence de rémunération réelle qui peut peser plusieurs centaines d'euros par mois sur une fiche de paie. Tant que cet alignement ne sera pas chiffré et acté dans un accord signé, les préavis vont continuer.