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Pesticides interdits dans le riz, les épices et le thé vendus en France

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Pesticides interdits dans le riz, les épices et le thé vendus en France

Des pesticides interdits retrouvés dans des aliments vendus en France - Crédit Zinfos974 - National


Douze produits sur quinze testés en France contiennent des résidus de pesticides interdits dans l'Union européenne. C'est le résultat d'une enquête publiée mardi 19 mai par l'ONG Foodwatch, qui a fait analyser 64 références commercialisées en France, en Allemagne, en Autriche et aux Pays-Bas. Au total, 45 d'entre elles présentent des traces de substances prohibées par la réglementation européenne.

Le paprika doux moulu Ducros figure parmi les cas les plus préoccupants. Les analyses auraient détecté 18 résidus de pesticides différents, dont six interdits en Europe. Deux d'entre eux, le chlorfénapyr et le flonicamide, dépasseraient les limites maximales autorisées. Le riz thaï vendu sous la marque Taureau Ailé est également dans le viseur : l'anthraquinone y aurait été retrouvée à un niveau presque trois fois supérieur au seuil réglementaire. Foodwatch réclame le rappel immédiat de ces deux références.

L'enquête cible trois catégories de produits importés : le riz, les thés et les épices. D'autres marques sont citées, dont Lipton, Twinings, Carrefour, Monoprix, Albert Ménès ou Bouton d'Or. Parmi les substances identifiées figurent notamment des insecticides néonicotinoïdes, réputés dangereux pour la santé humaine et les écosystèmes.

L'association dénonce ce qu'elle nomme un « effet boomerang » : des pesticides interdits sur le sol européen continuent d'être produits dans l'UE, exportés vers des pays tiers, puis réimportés via des denrées alimentaires traitées avec ces mêmes substances. Un paradoxe réglementaire que Foodwatch combat depuis plusieurs années.

L'ONG s'oppose par ailleurs au projet européen « Food and Feed Safety Omnibus », qu'elle perçoit comme un risque d'affaiblissement des contrôles sanitaires. Elle réclame une « tolérance zéro » pour les résidus de pesticides interdits dans les importations alimentaires. Sa pétition européenne sur ce sujet aurait déjà recueilli plus de 115 000 signatures.

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8 commentaires

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S
Sandrine 19/05/2026 à 15:42

@Anaëlle, pour répondre à ta question sur les contrôles aux frontières : la réglementation européenne prévoit des contrôles par sondage, pas systématiques sur chaque lot. Le taux de fréquence de contrôle dépend du pays d'origine et du produit, certaines filières riz thaï sont contrôlées sur moins de 10% des importations selon les rapports de la DGCCRF. C'est précisément ce que Foodwatch dénonce, le dispositif est structurellement insuffisant pour garantir une réelle traçabilité.

T
TataYoyo 19/05/2026 à 15:09

Ma fille elle m'a montré cet article ce matin et j'ai failli tomber de ma chaise. Le Ducros paprika, j'en ai toujours un dans mon placard depuis des années pour mon rougail. On met ça dans la nourriture des petits sans savoir ce qu'il y a dedans, et les autorités elles savent depuis longtemps apparemment. Moi de mon temps à l'hôpital on voyait des gens arriver avec des cancers et on se demandait d'où ça venait, aujourd'hui on commence à comprendre. I fo arrêter de faire semblant que tout va bien.

R
Roselyne 19/05/2026 à 14:48

Nous à Salazie on a pas le choix, on utilise ce que la nature nous donne et on fait avec la pluie et le froid des hauts. Pour les chouchous y'a pas besoin de tous ces produits-là, les familles du cirque ont toujours cultivé autrement. Ce qui me décourage c'est qu'on se bat pour respecter des normes strictes ici, et pendant ce temps le riz thaï ou le paprika importé lé chargé de trucs interdits et il passe quand même en caisse. C'est pa juste pour ceux qui font les choses bien.

A
Anaëlle 19/05/2026 à 14:19

Je comprends pas bien un truc : si ces pesticides sont interdits à la production en Europe, comment les contrôles aux frontières laissent passer les produits qui en contiennent ? Y'a pas une agence qui est censée bloquer ça avant que ça arrive en rayon ?

M
Mamie Câline 19/05/2026 à 13:59

Ici à Cilaos on cultive encore nos légumes comme on peut, et on fait bien attention à ce qu'on met dedans. Moi le riz et les épices du commerce j'en achète quand même pour les repas de famille, on peut pas tout faire soi-même à mon âge. Ça fait un peu peur de lire ça, surtout quand on reçoit des petits-enfants au gîte et qu'on leur prépare des bons plats. J'aimerais bien savoir si quelqu'un contrôle ce qui arrive jusqu'à nous dans les hauts.

M
Maéva 19/05/2026 à 13:42

Ce genre d'article ça me confirme pourquoi les consommateurs se tournent de plus en plus vers le local et le transparent. Sur mon activité cosmétique je vois cette tendance exploser, les gens veulent savoir d'où ça vient et comment c'est produit. Pour l'alimentaire c'est pareil, la traçabilité c'est plus un argument marketing, c'est une exigence de base. Les marques citées ici vont avoir du mal à récupérer la confiance.

J
Jean-Claude B. 19/05/2026 à 13:21

J'avais un client cette semaine, il travaille dans la grande distribution, il m'a dit que ces contrôles existent depuis longtemps mais que les rappels y arrivent jamais assez vite. Tout le monde le sait mais personne bouge vraiment. Ce qui me choque le plus c'est ce truc de l'effet boomerang, on interdit ici, on exporte quand même, et ça revient dans nos assiettes. Lé pa fasil de faire confiance à ce qu'on mange avec des histoires pareilles.

Z
Zoubi 19/05/2026 à 13:10

Hier j'étais chez une cliente et elle m'a montré son placard à épices, y'avait le Ducros paprika cité là. On a passé dix minutes à regarder la liste et franchement on savait même pas quoi chercher sur l'étiquette.