Le 28 mai 2026, La Réunion accueillera la première édition d'un talk dédié au leadership féminin, organisé par le Curiosity Club La Réunion. La soirée se tiendra à l'Hôtel Boucan Canot, à Saint-Gilles, et donnera la parole à Alexandra Payet, créatrice de la marque de prêt-à-porter féminin Jordane Lou.
Le Curiosity Club est un réseau mondial dont La Réunion constitue le 24e club — et la première antenne ultramarine. L'initiative locale est portée par quatre femmes : Soizic Perrineau, Bérangère Bolos, Sylvie Ahoussou et Marianne Guérin. Leur ambition : ouvrir un espace d'échanges autour de parcours féminins, sans en gommer les aspérités. Les doutes et les obstacles y ont leur place, au même titre que les réussites.
Alexandra Payet, invitée de cette première édition en partenariat avec IMAGECORP, retracera son parcours entrepreneurial : la fondation de Jordane Lou, l'ouverture d'une boutique, la publication d'un livre et la création d'une association. Un itinéraire construit autour de l'unicité féminine, selon les termes mêmes de la marque.
La soirée se prolongera autour d'un cocktail dînatoire dans un espace privatisé de l'hôtel, face à l'océan. Les participantes pourront également découvrir en avant-première la nouvelle collection Jordane Lou.
Le club prévoit des éditions itinérantes à travers l'île. La prochaine mettra à l'honneur Anaëlle de Leon Guide, dans un lieu qui n'a pas encore été dévoilé. À chaque rendez-vous, un site emblématique de La Réunion sera associé à un parcours féminin local.


7 commentaires
Comme dit Tom de l'Étang, le coût physique est réel. Dans mes tournées je vois des femmes qui gèrent tout en même temps, le pro, la maison, les marmaille, et qui arrivent à un point où le corps dit stop. Qu'on parle de ça dans ce genre de soirée, sans le romancer, ça me semblerait important.
Ce qui me parle là-dedans, c'est l'idée de tenir bon malgré les saisons difficiles. Dans la canne, y'a des années où tout s'enchaîne mal, la météo, les prix, les dettes, et pourtant on replante. Les femmes qui entreprennent à La Réunion, c'est souvent pareil, elles replantent. Ce serait bien que le Curiosity Club s'arrête un jour au Tampon ou dans les Hauts, pas que dans les hôtels face à l'océan.
@Tom de l'Étang, tu as bien raison et on n'en parle jamais assez. De mon temps en service, j'ai vu des femmes arriver à bout, usées jusqu'à l'os, et pourtant elles souriaient encore pour leurs enfants le soir. Que des jeunes femmes osent monter ce genre de soirée pour se soutenir entre elles, franchement ça me fait chaud au coeur.
J'ai eu une cliente la semaine dernière qui m'a parlé de ça dans le taxi, une jeune qui monte sa boutique de fringues à Saint-Paul. Elle dit exactement ce que raconte PtiBatik, que le vrai parcours on le cache trop souvent. Moi j'entends beaucoup de choses dans ma voiture, et les femmes chefs d'entreprise ici, elles tiennent souvent seules, sans vraiment de réseau pour souffler. Si ce club peut changer ça un ti peu, c'est déjà bien.
Court mais sincère : j'espère qu'on parlera aussi de ce que coûte physiquement ce type de parcours. Les kiné voient beaucoup d'entrepreneures qui arrivent en cabinet après des années à tenir à bout de bras boutique, association, famille, lé pa fasil. La réussite ça mérite d'être célébrée, et l'envers du décor aussi.
Le concept est intéressant, mais j'aurais une question pour les organisatrices : est-ce que les prochaines éditions envisagent d'aborder aussi les obstacles économiques concrets auxquels font face les entrepreneures réunionnaises, accès au financement, relation avec les banques locales, structures de capital ? Le volet inspiration est nécessaire, mais il me semble que c'est là que se jouent beaucoup de trajectoires.
Ce qui me plaît dans cette initiative, c'est qu'on ne gomme pas les aspérités, comme ils disent. On parle trop souvent du succès sans montrer le tissu en dessous, les fils qui ont lâché et qu'on a retissés. Alexandra Payet, je connais son travail, y'a une vraie cohérence entre la matière et le message. Alé, vivement cette soirée.