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Clinifutur répond aux critiques de la CFDT après l'incendie des Orchidées

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Clinifutur répond aux critiques de la CFDT après l'incendie des Orchidées

Après les critiques de la CFDT, Clinifutur défend sa gestion de crise à la clinique Les Orchidées - Crédit Zinfos974 - Société


Le groupe de santé Clinifutur a publié un droit de réponse le 1er août 2026, en réaction aux critiques formulées par la CFDT sur sa gestion de l'incendie du 17 juillet à la clinique Les Orchidées, au Port. La direction y conteste notamment l'accusation de manque de transparence à l'égard des salariés et de leurs représentants.

Elle indique qu'un Comité social et économique (CSE) extraordinaire a été convoqué dès le lendemain du sinistre, que des notes d'information ont été adressées régulièrement aux représentants syndicaux, et qu'un nouveau CSE extraordinaire est prévu la semaine suivante pour présenter les conclusions des expertises judiciaires, techniques et assurantielles en cours.

La directrice de la clinique, Aurélia Plazolles, est décrite comme présente sur site dès la première heure. Elle pilote la gestion de crise aux côtés du docteur Mathias Deleflie, directeur général délégué et directeur médical du groupe, chargé de coordonner les opérations sur le terrain. Les décisions sont prises, selon la direction, en lien avec l'Agence régionale de santé de La Réunion, les assureurs et les experts mandatés.

Sur la situation des salariés, le groupe précise que des redéploiements ont été organisés vers les cliniques Sainte-Clotilde et Saint-Vincent, et que le recours à l'activité partielle est prévu si nécessaire. Un soutien psychologique sur site et un espace d'écoute externe, confidentiel et anonyme, ont également été mis en place.

La direction regrette que certaines questions aient été portées dans l'espace médiatique avant tout échange direct. Elle dit vouloir dépasser ce malentendu et réaffirme sa disponibilité au dialogue avec les partenaires sociaux, dans la perspective d'une réouverture progressive de l'établissement.

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Mots clés : Incendie CFDT Clinifutur

5 commentaires

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N
Naïma94 01/08/2026 à 13:43

@TataYoyo, tu as raison sur l'essentiel. Le soutien psychologique c'est bien mis en place sur le papier, mais dans les faits, après un choc comme ça, les soignants ont surtout besoin que quelqu'un les regarde dans les yeux et leur dise ce qui va se passer pour eux. Un espace d'écoute confidentiel et anonyme, i fo voir si les collègues du Port osent vraiment s'en saisir.

P
Patrick974 01/08/2026 à 13:28

La question que je me pose, c'est celle du coût global de cet événement pour le groupe. Entre l'activité partielle, les redéploiements, les expertises judiciaires, techniques et assurantielles en parallèle, et la prise en charge psychologique du personnel, on parle d'un sinistre qui va peser lourd sur les comptes. La réouverture progressive, c'est bien, mais est-ce que Clinifutur a les reins assez solides pour absorber plusieurs mois de sous-activité sur un site comme Les Orchidées sans fragiliser l'ensemble du groupe ? C'est ça, la vraie question de fond.

L
Lastron-Leïla 01/08/2026 à 12:12

Ce qui m'interpelle c'est que la direction regrette que les questions aient été portées dans les médias avant tout échange direct. Mais des fois, les salariés vont vers les médias parce qu'ils ont l'impression que personne ne les entend en interne. C'est classique comme situation, lé pa fasil de démêler qui a raison sans avoir été dans la salle. Un CSE extraordinaire le lendemain c'est bien, mais la communication de crise ça se joue aussi dans les premières heures, pas le lendemain matin.

M
Marie 01/08/2026 à 12:07

Le redéploiement vers Sainte-Clotilde et Saint-Vincent, c'est une bonne décision concrète. Les salariés ont besoin de savoir qu'ils ont un salaire qui tombe, le reste ça vient après.

T
TataYoyo 01/08/2026 à 12:00

Moi j'ai travaillé en clinique pendant trente ans, et ce genre de crise, ça se gère d'abord avec les équipes, pas avec les communiqués. J'espère que les aides-soignantes et les infirmières du Port ont été vraiment écoutées et pas juste informées par voie de notes. Y'a une différence. Le soutien psychologique c'est bien, mais faut que ce soit accessible, pas juste une ligne en bas de page. J'espère pour eux que la reprise se passe bien, ces gens-là ont donné énormément pendant et après l'incendie.