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Caribus à Mamoudzou : la pharmacie du Lagon perd la moitié de son chiffre d'affaires

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Caribus à Mamoudzou : la pharmacie du Lagon perd la moitié de son chiffre d'affaires

« On finira peut-être par fermer » : à Mamoudzou, la pharmacie du Lagon étranglée par les travaux du Caribus - Crédit le journal de mayotte


Depuis le début des travaux du Caribus sur le boulevard Mawana-Madi à Mamoudzou, la pharmacie du Lagon a perdu entre 40 et 50 % de son chiffre d'affaires. Un pharmacien ne mâche pas ses mots : « On a perdu jusqu'à la moitié de notre chiffre d'affaires, on perd environ 40 à 50 % de notre chiffre d'affaires depuis septembre. Tous les commerces autour de nous ont fermé. On finira peut-être par fermer nous aussi… C'est l'enfer. »

Le chantier correspond à la phase 2 du projet Caribus, conduit par la Communauté d'agglomération Dembéni-Mamoudzou (CADEMA). Il vise à créer un site propre pour les bus entre le rond-point des Manguiers et le rond-point de la pointe Mahabou, à proximité de l'accès à la barge. Voies réduites, déviations permanentes, stationnement quasi inexistant sur de longues portions : le secteur est devenu difficile d'accès, pour les riverains comme pour les clients.

Les patients ont été les premiers à changer leurs habitudes. « Je ne viens plus ici. Pour la pharmacie, je vais désormais à Cavani. Je ne peux pas me garer, il fait tellement chaud, il y a du bruit… On n'a pas envie de rester là », confie une habitante croisée près du chantier. Cabinets médicaux, centre de radiologie, commerces : tout le boulevard souffre du même isolement.

La pharmacie du Lagon mène pourtant en parallèle des travaux d'agrandissement pour améliorer l'accueil. Une décision que l'équipe commence à regretter. « À quoi bon agrandir la pharmacie si les clients ne peuvent plus se garer devant ? », s'interrogent les salariés.

Les professionnels du secteur pointent aussi l'irrégularité du rythme des travaux. « Aujourd'hui, les ouvriers sont présents. Mais pendant plusieurs semaines, il n'y avait plus personne. Quand il fait très chaud, ils ne sont pas là, ni quand il pleut », déclare un autre professionnel de santé. Le découragement s'installe. « On n'en voit pas la fin. C'est un peu la catastrophe. C'est triste », ajoute-t-il.

Selon la CADEMA, le chantier devrait s'achever, sauf imprévu, d'ici la fin de l'année 2026.

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Mots clés : mamoudzou Travaux CADEMA

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