La CGTR Santé a retiré son préavis de grève au bloc opératoire du Groupe hospitalier Est Réunion ce vendredi 10 juillet, trois jours avant la mobilisation prévue le 13 juillet. Un protocole de fin de conflit a été signé à l'issue d'une réunion de négociation avec la direction du GHER.
Une délégation de personnels du bloc opératoire a rencontré le directeur du site, le directeur adjoint des ressources humaines, le cadre du bloc opératoire et le coordonnateur des soins du CHU-GHER, ce dernier en visioconférence. Le préavis avait été déposé le 7 juillet.
La direction a accepté d'ouvrir des discussions sur l'ensemble des points figurant dans le préavis, selon la CGTR. Le syndicat affirme que ses revendications sur les effectifs — jugés insuffisants pour garantir la sécurité des patients et respecter la réglementation — ont été entendues, et que les inquiétudes des équipes face à la nouvelle organisation du bloc ont été prises en compte.
La grève visait à dénoncer un projet de réorganisation de la permanence des soins jugé incompatible avec les conditions de travail et la sécurité des patients. La CGTR réclamait notamment le report de ce projet, le respect des règles sur le temps de travail et les plannings, ainsi qu'un renforcement des effectifs d'infirmiers de bloc opératoire, d'infirmiers anesthésistes et des équipes de salle de surveillance post-interventionnelle.
Le syndicat prévient qu'il suivra de près la mise en œuvre des mesures annoncées, et qu'il veillera au respect du calendrier de mise en conformité des effectifs avec l'activité du bloc et les vacations chirurgicales.


8 commentaires
@Maéva, tu as raison sur le noir sur blanc, c'est exactement ce qu'on nous rabâche aussi quand on signe des contrats avec des revendeurs locaux. Moi ce qui me touche dans cet article c'est que les soignants ont dû batailler pour des effectifs qui existent déjà sur le papier réglementaire. Dans l'artisanat on connaît ça, i fo souvent montrer les dents avant qu'on respecte ce qui était prévu depuis le début.
Je me demande comment ça se passe concrètement quand un protocole de fin de conflit est signé, est-ce qu'il y a un délai légal pour que la direction mette en place les mesures, ou c'est juste une question de bonne volonté ? Parce que dans mes cours on parle souvent de la négociation sociale comme outil de management, mais le suivi après accord c'est moins traité.
@Bichik, t'as pas tort que c'est souvent du vent, mais là y'a un protocole signé, c'est pas pareil qu'un communiqué en l'air. Et le syndicat dit clairement qu'il va monitorer la mise en oeuvre, ça ressemble plus à un suivi avec KPIs qu'à une simple promesse. Si ça dérive, le préavis peut revenir assez vite.
Moi ce qui me frappe c'est que même dans un hôpital, il faut en arriver au préavis de grève pour que la direction accepte enfin de discuter. Dans mon commerce c'est pareil, on attend toujours que ça casse pour qu'on nous écoute. En tout cas j'espère pour les patients de l'Est que les promesses tiennent, parce que quand on se retrouve au bloc opératoire c'est rarement pour rigoler.
@Bichik, t'as pas tout à fait tort, mais là y'a quand même un protocole signé, c'est pas juste des promesses verbales. Dans mon activité j'ai appris que ce qui est mis noir sur blanc a plus de chances d'être suivi, surtout quand un syndicat annonce qu'il surveille l'exécution.
Le syndicat prévient qu'il suivra de près. On a entendu ça souvent.
Ici à Cilaos quand on a besoin d'une opération, c'est le GHER qu'on nous envoie en bas. Alors quand j'entends que les infirmiers du bloc disaient que les effectifs étaient insuffisants pour la sécurité des patients, ça me touche vraiment. On est loin, on dépend entièrement de ces équipes. J'espère que la direction tiendra ses promesses, parce que signer un accord c'est bien, le respecter c'est autre chose.
Une de mes clientes travaille au bloc au GHER, elle était vraiment stressée cette semaine. Content que ça se soit arrangé avant le 13, au moins les familles peuvent souffler un peu.