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Campagne sucrière 2026 : lancement le 8 juillet dans le Nord et l'Est

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Campagne sucrière 2026 : lancement le 8 juillet dans le Nord et l'Est

Campagne sucrière : lancement le 8 juillet dans le Nord et l'Est - Crédit Zinfos974 - Société


La campagne sucrière 2026 débutera le mercredi 8 juillet dans les bassins Nord et Est, puis le 13 juillet dans le Sud. Ce calendrier a été arrêté à l'issue d'une réunion entre les parties prenantes.

Les centres de Cannes-Longue et de Cannes-Fonçonnet ouvriront dès cette date. Pierre-Emmanuel Thonon, président de la Commission mixte d'usine de Bois-Rouge, indique que les essais menés ces derniers jours à l'usine ont confirmé l'échéance, quelques réglages techniques restant toutefois à finaliser.

Le feu vert des organisations agricoles était conditionné à un engagement de Tereos sur la transparence financière. L'UPNA et la CGPER réclamaient la communication du détail des dettes individuelles avant tout démarrage. L'industriel s'est engagé à adresser dès lundi un SMS à chaque planteur précisant le montant de son solde, suivi d'une communication plus détaillée dans les jours suivants. Cet engagement a levé les dernières réserves. « Tout le monde était d'accord », assure Pierre-Emmanuel Thonon.

Contrairement au Sud, où la fixation de la date a suscité des tensions, le consensus a prévalu sans difficulté dans le Nord et l'Est.

Sur le plan agronomique, les premières estimations de récolte sont encourageantes. Les planteurs tablent sur environ 728 000 tonnes de cannes ; Tereos retient 700 000 tonnes, le CTCS 688 000 tonnes. Ces volumes laissent anticiper une campagne plus soutenue que l'an dernier. La situation financière de nombreux exploitants reste cependant fragilisée par les conséquences du cyclone Garance, certains devant poursuivre le remboursement des avances contractées après les pertes subies en 2025.

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6 commentaires

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N
Nadine Saint-Louis 02/07/2026 à 15:24

Moi je vais vous dire, la campagne sucrière ça se ressent directement dans ma boutique. Quand les coupeurs de cannes et les planteurs reprennent, y'a un peu plus de monde qui rentre, les achats repartent doucement. Mais avec les dettes de Garance que beaucoup portent encore, j'attends de voir si ça va vraiment relancer la machine cette année, ou si les gens vont serrer la ceinture pour rembourser plutôt que dépenser.

Y
Yannick P 02/07/2026 à 14:59

@Jean-Marc, les avances post-cyclone c'est exactement le même scénario qu'on vit côté fret après chaque gros temps. On préfinance, on attend le retour de campagne, et si la tonne de sucre suit pas, ça coince. 700 000 tonnes estimées par Tereos, c'est correct, mais faut voir ce que ça donne en tonnage exporté à la fin. La vraie question c'est le prix et qui achète.

P
PtiBatik 02/07/2026 à 14:37

Ce qui me touche dans cet article c'est l'image des planteurs qui repartent travailler leurs champs malgré les dettes de Garance encore sur le dos. Y'a une résilience là-dedans qui ressemble à la canne elle-même, courbée par le vent mais jamais arrachée. J'espère que la saison leur rendra un peu de couleur.

B
Bichik 02/07/2026 à 13:12

La campagne sucrière lé pa fasil à lancer certaines années, et pourtant elle revient, fidèle au calendrier. C'est rassurant.

K
KékéSurf 02/07/2026 à 13:06

728 000 tonnes de cannes c'est costaud. Bon pour l'éco locale, mais j'espère que les champs qui longent le littoral Nord vont pas trop arroser les ravines cette saison. Après Garance on a déjà vu ce que ça donne sur le récif.

J
Jean-Marc 02/07/2026 à 13:01

Ce qui m'intéresse là-dedans c'est la question des dettes. Les planteurs qui ont pris des avances après Garance, ils sont dans la même galère que beaucoup de mes clients artisans après les intempéries. On attend, on avance la tréso, et au final on se retrouve à courir derrière des remboursements pendant que le travail reprend normalement. Le SMS de Tereos c'est bien, mais un SMS ça remplace pas un vrai état de compte clair en bonne et due forme.