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Ventes de cigarettes en baisse de 8,2 % en France en 2024

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Ventes de cigarettes en baisse de 8,2 % en France en 2024

Tabac : les ventes de cigarettes poursuivent leur chute en France, le vapotage gagne du terrain - Crédit Zinfos974 - National


Les ventes de cigarettes ont reculé de 8,2 % en un an en France, selon les données publiées le 27 mai par l'Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT). Une baisse qui prolonge une tendance de fond, portée par la hausse des prix, les campagnes de prévention et l'essor du vapotage.

Le prix du paquet dépasse désormais 12 euros pour certaines marques. Un niveau qui incite une partie des fumeurs à réduire leur consommation, voire à passer à la cigarette électronique. Plusieurs millions de Français vapotent aujourd'hui régulièrement, que ce soit pour arrêter de fumer ou pour diminuer leur apport en nicotine.

Les autorités sanitaires restent prudentes. Le vapotage n'est pas considéré comme sans risque : dépendance à la nicotine, effets à long terme encore mal documentés — les incertitudes demeurent. Moins nocif que le tabac combustible, il n'en est pas pour autant une alternative anodine.

Derrière le recul global, les inégalités sociales persistent. En 2023, près de 29 % des Français aux revenus les plus faibles déclaraient fumer quotidiennement, contre 17,3 % des plus aisés. Le tabac tue encore plus de 68 000 personnes chaque année en France — première cause de mortalité évitable dans le pays.

Paradoxe économique : malgré la contraction des volumes vendus, le chiffre d'affaires global du secteur tabac atteint 18,4 milliards d'euros en 2025, quasi stable depuis 2017, avec une progression moyenne de 0,2 % par an. La hausse des prix compense mécaniquement la baisse des ventes. L'objectif officiel d'une « génération sans tabac » reste affiché, mais les leviers économiques du secteur, eux, ne fléchissent pas.

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10 commentaires

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J
Jean-Marc 28/05/2026 à 09:27

@Thierry Lebon, tu as raison sur la partie fiscale, et c'est justement ce qui me choque. Sur mes chantiers j'ai encore des gars qui claquent leur paquet à 12 euros par jour, soit plus de 300 euros par mois qui partent en fumée littéralement. C'est de l'argent qu'on me demande d'inclure dans les salaires nets pour les fidéliser, alors que si ces types arrêtaient de fumer ils auraient déjà une augmentation de fait. Le vrai sujet c'est peut-être là, pas dans les statistiques nationales.

M
Marie 28/05/2026 à 08:11

@Kelly, tu soulèves quelque chose d'important. Dans mon secteur c'est pareil, et les patchs ou substituts c'est souvent le dernier budget que les gens s'accordent. Faudrait vraiment que les entreprises intègrent ça dans leurs politiques de santé au travail, concrètement, pas juste une affiche dans le couloir.

L
Lastron-Leïla 28/05/2026 à 08:06

Ce paradoxe économique que l'article soulève à la fin, ça rappelle exactement ce qu'on voit dans plein d'autres secteurs : les volumes baissent, mais l'industrie s'adapte par les prix et reste rentable. C'est le même mécanisme que dans le streaming ou le SaaS. Et pendant ce temps les campagnes anti-tabac sont financées en partie par des taxes sur ce même chiffre d'affaires, c'est un peu vertigineux quand on y pense. Je me demande si quelqu'un a fait un article sur comment les cigarettiers communiquent sur le vapotage, parce que là y'a clairement une stratégie de pivot de marque qui mérite qu'on en parle.

R
Roselyne 28/05/2026 à 07:54

@Zoubi, ce que tu décris dans le quartier, ici dans le cirque c'est pas vraiment pareil. Les familles sont plus isolées, y'a pas de pharmacie à deux pas pour acheter une cigarette électronique, et les revenus des exploitants, surtout par ici, lé pa fasil. Les anciens fument encore beaucoup, et je pense que personne ne leur a vraiment expliqué les aides qui existent pour arrêter.

K
Kelly 28/05/2026 à 07:29

Ce que l'article pointe sur les inégalités sociales, je le vois aussi dans mon travail. Sur le site, ce sont souvent les opérateurs en bas de la grille qui fument le plus, et les premiers à dire qu'ils n'ont pas le budget pour les patchs ou les séances de tabacologie. On a essayé de monter un accompagnement avec la mutuelle l'an dernier, mais ça reste compliqué à mobiliser. La prévention ça marche mieux quand les gens ont un filet de sécurité derrière eux.

T
TataYoyo 28/05/2026 à 06:41

Moi j'ai vu des gens mourir du tabac toute ma carrière, alors ces chiffres en baisse ça me fait du bien au coeur. Mais les inégalités citées dans l'article, ça serre quand même. Les domoun qui ont le moins ont toujours plus de mal à arrêter, c'est pas un hasard, c'est souvent le seul petit plaisir qu'il leur reste dans une journée difficile. Faudrait pas oublier ça dans les campagnes de prévention.

T
Thierry Lebon 28/05/2026 à 06:07

Article intéressant, mais il faut préciser une chose sur le chiffre d'affaires cité. Les 18,4 milliards concernent les recettes globales du secteur, or une part très significative correspond aux taxes et droits d'accises qui reviennent à l'État. Le prix d'un paquet à 12 euros, c'est environ 80 % de fiscalité. Quand l'article dit que le chiffre d'affaires "ne fléchit pas", il serait utile de distinguer ce qui revient aux industriels de ce qui alimente les caisses publiques, les deux logiques sont bien différentes.

M
Mamie Câline 28/05/2026 à 05:54

Ici à Cilaos, i fo dire que le tabac a toujours été bien présent, surtout chez les anciens. Ça fait plaisir de lire que les choses bougent, même si c'est lent. Les inégalités que l'article cite, ça me touche, parce que dans les hauts on sait ce que c'est de vivre avec peu, et le paquet à 12 euros c'est une vraie charge pour certaines familles.

P
Patrick974 28/05/2026 à 05:24

Ce qui est frappant dans cet article, c'est le paradoxe économique souligné à la fin. Le chiffre d'affaires du secteur reste quasi stable depuis 2017 malgré la baisse des volumes, parce que la hausse des prix compense mécaniquement. Ce modèle est connu dans d'autres industries dites en déclin : les acteurs dominants préfèrent défendre leurs marges plutôt que leurs volumes. La vraie question c'est : jusqu'où le prix peut-il monter avant que le marché parallèle ou la contrebande ne vienne tout déstabiliser ? On a déjà des signaux en ce sens.

Z
Zoubi 28/05/2026 à 05:17

Moi je le vois direct avec mes clients, y'a de moins en moins de fumeurs dans le quartier. Avant certaines mamans fumaient entre deux rendez-vous, maintenant elles ont toutes leur petite cigarette électronique. Ça change l'ambiance quand même !