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Le BSAOM Champlain quitte le dock après sa révision décennale à La Réunion

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Le BSAOM Champlain quitte le dock après sa révision décennale à La Réunion

Le Champlain remis à l’eau ce jeudi après deux mois de chantier sur le dock Titan - Crédit Zinfos974 - Société


Le BSAOM Champlain a quitté le dock flottant Titan ce jeudi 28 mai au matin. Après deux mois d'arrêt technique au Grand Port maritime de La Réunion, le bâtiment de soutien et d'assistance outre-mer de la Marine nationale a achevé une révision décennale portant sur la coque, les moteurs et plusieurs équipements de communication.

Le commandant Augustin de Cordoüe décrit un chantier de grande ampleur : « entretien de la coque, remise en peinture du navire, grosse maintenance sur les moteurs qu'on a entièrement démontés pour les contrôler, changer les pièces et les remettre à neuf pour qu'ils puissent repartir pour dix ans ». Le navire a aussi été équipé de caméras haute définition et de nouvelles liaisons satellites pour renforcer ses capacités de communication.

L'équipage n'a pas été mis à l'écart pendant les travaux. Mécaniciens, électriciens et équipes de sécurité ont participé chaque jour aux opérations et à la surveillance du bâtiment. « L'équipage est très loin d'être en vacances, c'est une période très dense pour tout le monde », dit le commandant. Le Champlain doit rejoindre la darse Fouc pour finaliser les dernières opérations techniques, avant des essais en mer prévus à la mi-juin. Un retour en mission est attendu d'ici la fin du mois.

Ce chantier a aussi une portée pour la filière réunionnaise de réparation navale. Gilles Ham-Chou-Chong, directeur général adjoint du Grand Port maritime, indique que « des contacts ont déjà été pris pour amener d'autres navires se faire réparer à La Réunion ». Un premier navire de pêche doit prochainement entrer en arrêt technique sur le dock Titan. « On peut dire que La Réunion est désormais sur la carte des ports capables de faire de la réparation navale », affirme-t-il.

Des perspectives plus larges circulent déjà. Les tensions autour du détroit d'Ormuz compliquent l'accès aux infrastructures spécialisées du Golfe, ce qui pourrait pousser certains armateurs à chercher une escale technique dans l'océan Indien — y compris pour des yachts et des navires haut de gamme. Rien de formalisé à ce stade, mais l'hypothèse est déjà dans les esprits au port.

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4 commentaires

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R
Roselyne 28/05/2026 à 13:31

Dans les hauts on entend pas trop parler de ce qui se passe au port, mais quand je descends à Saint-Denis pour vendre mes légumes le samedi matin, on voit bien l'activité là-bas. Si La Réunion peut garder ce genre de chantier sur l'île plutôt que d'envoyer les bateaux ailleurs, c'est du travail pour nos enfants qui veulent rester au péi. Les jeunes de Salazie partent trop souvent.

B
Bichik 28/05/2026 à 12:43

"La Réunion est désormais sur la carte des ports capables de faire de la réparation navale." Cette phrase, on aurait pu l'écrire il y a quarante ans si les choix avaient été différents.

Z
Zoubi 28/05/2026 à 12:31

Une de mes clientes travaille au port, elle m'avait justement parlé du Champlain la semaine dernière en se faisant coiffer. Deux mois de chantier et l'équipage qui reste là tous les jours, elle m'a dit que c'était une sacrée organisation. Contente de lire l'article pour avoir les détails !

R
Rafiki 28/05/2026 à 12:09

Ce qui me frappe dans cet article, c'est la phrase sur les armateurs qui cherchent une escale technique dans l'océan Indien. Quand je guide des groupes dans les cirques, je leur parle souvent de la position géographique de l'île, carrefour de routes maritimes anciennes. Que le péi-la redevienne un point d'appui sur ces routes, ça a quelque chose d'historique. J'espère juste qu'on pense aussi à ce que ça implique pour le littoral si l'activité navale grossit vraiment.