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La CFTC mobilise devant Brink's La Réunion pour défendre ses élus

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La CFTC mobilise devant Brink's La Réunion pour défendre ses élus

Un rassemblement ce jeudi devant la Brink’s de Saint-Denis pour la défense de la liberté syndicale et de la dignité des salariés - Crédit Zinfos974 - Social


Ce jeudi 29 mai à 13h, la CFTC appelle à un rassemblement devant les locaux de la Brink's du Chaudron, à Saint-Denis, en marge d'un comité social et économique (CSE) extraordinaire consacré aux risques psychosociaux au sein de l'entreprise de transport de fonds. Le syndicat entend dénoncer ce qu'il qualifie d'« atteintes répétées aux droits syndicaux » et de pressions exercées contre des représentants du personnel, à La Réunion comme à Mayotte.

Six demandes de licenciement émanant de la direction ont été refusées par l'inspection du Travail. La CFTC cite notamment le cas de David Balthazar, délégué syndical et membre du CSE, visé par plusieurs procédures. Le syndicat y voit « une tentative de pression et d'intimidation envers un représentant du personnel dans l'exercice légitime de ses fonctions syndicales ».

Depuis plusieurs années, le délégué aurait exercé un droit d'alerte sur des signalements de salariés : management autoritaire, pressions psychologiques, harcèlement présumé, dégradation des conditions de travail. Des faits qui, selon la CFTC, ne se limitent pas à Mayotte. « Des signalements ont également été remontés concernant l'agence de La Réunion : accusations de harcèlement managérial, souffrance au travail, tensions sociales et contestations liées à certains licenciements jugés abusifs », écrit le syndicat dans un communiqué daté du 27 mai.

Un cabinet d'audit spécialisé avait par ailleurs recensé huit non-conformités majeures sur le site de Kaweni, à Mamoudzou, à l'issue d'une enquête externe. C'est sur la base d'une mission d'évaluation des risques psychosociaux, de la qualité de vie et des conditions de travail que le CSE extraordinaire doit se réunir ce jeudi. Le rassemblement prévu simultanément vise à défendre la liberté syndicale, la protection des lanceurs d'alerte et le respect des représentants du personnel.

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5 commentaires

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M
Mamie Câline 27/05/2026 à 17:24

Moi je connais pas trop ces histoires de syndicats et d'entreprises, ma vie c'est Cilaos, le gîte, les randonneurs qui passent. Mais quand je lis qu'un homme a fait son travail honnêtement, qu'il a défendu les autres, et qu'on cherche à lui ôter sa place six fois de suite, mon coeur il se serre. Ici dans les hauts, on dit que les gens bons finissent souvent mal récompensés. J'espère que ces élus vont tenir bon, et que quelqu'un en haut là-haut les protège vraiment.

T
Tom de l'Étang 27/05/2026 à 16:45

La mention d'un cabinet d'audit qui relève huit non-conformités majeures sur un seul site, c'est un signal fort. Dans mon cabinet, quand quelqu'un arrive avec des contractures chroniques, des troubles du sommeil, une fatigue que le week-end ne suffit plus à effacer, on cherche toujours ce qu'il y a derrière. Très souvent c'est l'environnement de travail. Les risques psychosociaux ne sont pas abstraits, ils s'inscrivent dans le corps. Ce type de CSE extraordinaire est utile, à condition que les résultats soient réellement suivis d'actions et pas simplement actés puis classés.

J
Jean-Claude B. 27/05/2026 à 16:42

J'ai eu un gars de Brink's dans ma voiture y'a quelques semaines, il m'en a parlé de cette ambiance. Il m'a dit que les collègues avaient peur de s'exprimer, que dénoncer quelque chose c'était risquer ta place. Je lui ai répondu que dans mon métier on entend beaucoup de choses, mais ça-là ça m'avait marqué. Ce rassemblement au Chaudron, i fo que domoun se bougent, parce que sinon ça reste dans les voitures de taxi.

M
Marie 27/05/2026 à 16:15

Six demandes de licenciement refusées par l'inspection du Travail, ça interpelle quand même. Bon courage aux élus syndicaux, c'est pas une position facile à tenir.

N
Naïma94 27/05/2026 à 16:07

Ce que vivent ces salariés de Brink's, les risques psychosociaux, la pression du management, c'est exactement ce que j'entends dans ma clientèle depuis des années. Les gens tiennent, ils tiennent, et un jour ils ne tiennent plus. Le fait que l'inspection du Travail ait refusé six demandes de licenciement en dit long sur la situation. J'espère que ce CSE extraordinaire débouchera sur quelque chose de concret et pas juste un rapport qui dort dans un tiroir.