Promulguée le 3 août 2026, la loi relative à l'organisation, à la gestion et au financement du sport professionnel réforme en profondeur le modèle du sport professionnel français, avec un accent particulier sur le football.
Le texte s'inspire en partie d'un rapport remis en 2024 par Philippe Diallo, président de la Fédération française de football (FFF). Il répond aux difficultés économiques du secteur, fragilisé notamment par la crise des droits télévisés.
Sur le plan de la gouvernance, la Ligue de football professionnel (LFP) pourra créer une société commerciale chargée de gérer les compétitions professionnelles, les droits audiovisuels et les activités économiques du football français. Cette structure, contrôlée par la FFF, devra associer les clubs tout en garantissant le maintien d'une mission d'intérêt général.
La Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) voit ses pouvoirs renforcés. Elle disposera de nouveaux outils pour surveiller la situation financière des clubs, exiger des informations sur leur actionnariat ou leur endettement, et intervenir plus rapidement en cas de dérive budgétaire.
La loi s'attaque aussi au piratage des retransmissions sportives. Elle facilite le blocage rapide des sites diffusant illégalement des compétitions et renforce les moyens d'action de l'Arcom ainsi que de la justice.
L'activité des agents sportifs est davantage encadrée : obligations de transparence sur les commissions, contrôles accrus, sanctions durcies en cas de manquements. Les ligues professionnelles devront par ailleurs élaborer un plan de développement du sport féminin, avec des objectifs en matière de visibilité, de structuration et de professionnalisation.
La loi ouvre enfin la possibilité de mettre en place de nouveaux mécanismes de solidarité financière entre clubs et renforce les exigences de transparence dans le fonctionnement des instances dirigeantes.


4 commentaires
Dans le BTP on a la même chose avec les sous-traitants, des obligations de transparence et des contrôles qui tombent sur les petits pendant que les gros s'en sortent. J'espère que cette DNCG renforcée elle tape pareil sur tout le monde, grands clubs comme petits, sinon ça sert à rien.
La transparence sur les commissions des agents, c'était temps ! On parle de millions qui circulent sans que personne ne sache vraiment comment. Et le volet piratage des droits TV m'intéresse aussi, parce que dans la com digitale on voit souvent des clients qui diffusent des matchs en story sans se poser de questions, ça va se compliquer pour eux.
Tout ça c'est bien beau mais moin lé pas sûre que ça change la vie des petits clubs de quartier, hein. Mon neveu il joue au foot depuis des années à Lo Tampon, le club galère pour payer les déplacements. La DNCG et les agents c'est le monde d'en haut, pas le leur.
La partie sur le sport féminin c'est cool, on attend de voir si ça change vraiment quelque chose ou si c'est juste du papier. Pour le surf c'est pareil, les filles ramènent les résultats et la visibilité suit pas.