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Résidence Lucien Lebon : 38 logements sociaux posent leur première pierre à Jean-Petit

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Résidence Lucien Lebon : 38 logements sociaux posent leur première pierre à Jean-Petit

Saint-Joseph : dans les Hauts, une future résidence pensée pour les seniors et les familles - Crédit Zinfos974 - Social


La première pierre de la résidence Lucien Lebon a été posée ce vendredi à Jean-Petit, dans les Hauts de Saint-Joseph. Le programme prévoit 38 logements sociaux sur un terrain de 7 554 m², à 605 mètres d'altitude, le long de la route de Grand Coude.

Le projet cible deux types de publics. Trente et un logements locatifs très sociaux sont réservés aux seniors : 27 T2 et 4 T3. Sept maisons de ville accueilleront des familles, avec six T4 et un T5. La volonté affichée est de favoriser la mixité intergénérationnelle plutôt que de regrouper une population homogène.

Le tissu pavillonnaire du quartier a guidé les partis architecturaux. Les bâtiments ne dépasseront pas un étage et épouseront la pente en paliers successifs. Un jardin partagé, des espaces de circulation et une coulée verte compléteront l'ensemble.

L'investissement global dépasse 8 millions d'euros. Le chantier réunit la SEMAC, la Ville de Saint-Joseph, l'État, la Banque des Territoires, le Département, l'EPFR, la CASUD, EDF et Action Logement.

Lors de la cérémonie, le maire Patrick Lebreton a rappelé les projections de l'INSEE : La Réunion devra construire plus de 172 500 logements d'ici 2050, hors besoins liés au mal-logement. La résidence Lucien Lebon s'inscrit dans une stratégie municipale fondée sur de petites opérations disséminées dans les quartiers, à rebours des grands ensembles concentrés.

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5 commentaires

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L
Lastron-Leïla 02/08/2026 à 12:23

31 logements pour les seniors dans les Hauts de Saint-Jo, c'est tchombo, mais est-ce qu'il y a une connexion numérique correcte prévue pour ces futurs locataires ? On parle de mixité intergénérationnelle et c'est super, mais si les anciens sont isolés numériquement en plus d'être en altitude, on rate quelque chose.

S
Sébastien V. 02/08/2026 à 12:15

Le montage partenarial est effectivement conséquent, neuf structures au total. Ce type d'opération illustre bien la complexité des montages en logement social ultramarin, où aucun acteur seul ne peut porter l'investissement. On notera que l'EPFR joue ici son rôle de portage foncier, ce qui est cohérent avec sa mission. La stratégie de dispersion dans les quartiers plutôt que de concentration est une orientation que l'on retrouve dans plusieurs PLH récents, et qui présente l'avantage de limiter les effets de stigmatisation territoriale, même si elle rend la gestion locative plus exigeante.

V
Vavangue 02/08/2026 à 12:14

605 mètres d'altitude sur la route de Grand Coude, c'est un coin que je connais bien, i fo pas oublier que c'est une zone où y'a encore des haies fleuries, des arbres fruitiers, un vrai maillage végétal. Un jardin partagé c'est beau sur le papier, j'espère qu'ils ont pensé à ne pas bétonner toute la coulée verte et à laisser des corridors pour les pollinisateurs. Ce serait dommage de construire du "vert" qui ne soit que décoratif.

T
Tom Bib 02/08/2026 à 12:08

Il y a quelque chose de presque radical dans cette phrase : "à rebours des grands ensembles concentrés". Ça fait écho aux travaux de Jane Jacobs, qui dès 1961 dans "Déclin et survie des grandes villes américaines" alertait sur les ravages de l'urbanisme par grands blocs homogènes. Le choix de petites unités disséminées, d'une mixité intergénérationnelle, d'un jardin partagé... c'est une certaine philosophie de la ville, modeste et humaine. Reste à voir si la réalité du chantier et de la gestion locative tiendra ces promesses dans la durée.

P
Patrick974 02/08/2026 à 12:04

8 millions d'euros pour 38 logements, ça représente un coût unitaire d'environ 210 000 euros par logement. C'est dans la fourchette haute pour du logement social, même en tenant compte du relief et de l'altitude. La question qui se pose est de savoir quelle part de ce montage repose sur des subventions non remboursables et quelle part génère une dette portée par la SEMAC ou les collectivités. L'empilement de financeurs (État, Département, CASUD, Banque des Territoires, etc.) est classique pour ce type d'opération, mais ça complexifie la gouvernance et allonge les délais. Est-ce que l'article source donne le détail du plan de financement ?