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Fonds européens : Bello défend les droits des RUP face à Paris

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Fonds européens : Bello défend les droits des RUP face à Paris

Baisse des dotations des fonds européens : Huguette Bello demande au gouvernement de défendre l’avenir des RUP - Crédit Zinfos974 - Politique


Le 24 juillet, Huguette Bello a participé à une visioconférence avec Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer, et Benjamin Haddad, ministre délégué chargé de l'Europe. La réunion rassemblait les présidentes et présidents des régions ultrapériphériques (RUP) françaises, dans la suite d'une rencontre tenue le 12 juin à Bayonne entre les RUP et leurs États membres respectifs.

Au cœur des échanges : le paquet de simplification législative européen dit « Omnibus », qui structure les négociations budgétaires pour la période 2028-2034. La présidente de la Région Réunion redoute que ce texte ne réduise le pouvoir de gestion des fonds européens accordés aux RUP, ces territoires insulaires français, espagnols et portugais qui bénéficient d'aides spécifiques en raison de leur éloignement du continent et de leurs particularités.

Naïma Moutchou a affirmé que le projet « Omnibus » maintenait les dotations budgétaires, sans avancer de chiffres. Huguette Bello et ses homologues des RUP réclament une hausse des aides pour faire face à l'inflation, et surtout la confirmation de leur statut d'autorité de gestion des fonds, avec un champ d'intervention au moins équivalent à celui dont dispose actuellement La Réunion.

La présidente a aussi demandé une confirmation chiffrée du budget du programme POSEI, une dotation suffisante pour la pêche, et une éligibilité explicite aux mécanismes d'interconnexion européens afin de financer les investissements nécessaires à La Réunion dans les transports ferroviaires et les infrastructures énergétiques.

Huguette Bello a en outre réclamé des adaptations et exemptions propres aux RUP sur plusieurs dossiers réglementaires : le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières (MACF), le système d'échange de quotas d'émission appliqué au transport aérien et maritime, la simplification des fonds dédiés à la pêche, ainsi que des corrections législatives pour que La Réunion soit effectivement couverte par les instruments européens soutenant les transports, l'énergie et l'industrie du cinéma.

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6 commentaires

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S
Sandrine 27/07/2026 à 10:16

@Thierry Lebon, exactement. Maintenir en valeur nominale sur 7 ans avec une inflation cumulée autour de 15 à 20%, ça revient concrètement à une coupe budgétaire. C'est une règle de base en gestion : un budget constant n'est jamais un budget stable. C'est pourquoi la demande de Bello d'avoir des chiffres précis n'est pas un caprice politique, c'est une nécessité de gestion élémentaire.

M
Mémé Marthe 27/07/2026 à 09:42

À Cilaos on a attendu longtemps des promesses qui venaient de loin. Paris c'est loin, Bruxelles c'est encore plus loin. Quand la pluie arrive, elle tombe quand même.

R
Rafiki 27/07/2026 à 09:33

La question des transports et de l'énergie me touche directement. Quand j'emmène des groupes dans les cirques, je vois des touristes qui arrivent par avion de l'autre bout du monde et on leur parle de taxes carbone, mais on ne leur propose pas d'alternative ferroviaire pour se déplacer ici. Si les fonds européens peuvent aider à financer ces infrastructures, alors oui, Bello a raison de pousser pour que La Réunion soit explicitement éligible. Ce péi mérite mieux que d'être oublié dans les cases des règlements européens.

B
Bichik 27/07/2026 à 08:12

On se bat pour les mêmes choses depuis des années, et Paris répond toujours avec des promesses sans chiffres. Lé pa fasil d'y croire.

T
Thierry Lebon 27/07/2026 à 08:09

L'article mentionne que Naïma Moutchou a confirmé le maintien des dotations sans avancer de chiffres. C'est justement le problème : dire qu'on maintient les dotations sans préciser si c'est en valeur nominale ou en valeur réelle, ça ne veut pas dire grand chose dans un contexte d'inflation. La demande de Bello d'obtenir une confirmation chiffrée est tout à fait légitime sur ce point.

B
Boug du Lagon 27/07/2026 à 08:00

Ce qui me préoccupe là-dedans c'est la question du MACF et des quotas carbone sur le transport maritime. On dépend entièrement du fret maritime pour nos marchandises, et si les armateurs répercutent ces coûts on va encore se retrouver avec des factures impossibles à absorber. Les RUP ont raison de réclamer des exemptions, un territoire insulaire à 10 000 km du continent c'est pas comparable à une région métropolitaine.