La Marine nationale a intercepté dimanche 31 mai le pétrolier Tagor en plein Atlantique, à plus de 700 kilomètres des côtes bretonnes. Le navire, parti de Mourmansk sous pavillon de Madagascar, est soupçonné d'appartenir à la « flotte fantôme » russe — ce réseau de tankers utilisé pour exporter du pétrole en contournant les sanctions occidentales imposées depuis l'invasion de l'Ukraine.
Les autorités françaises ont relevé des irrégularités sur le pavillon du bâtiment. Le capitaine, de nationalité russe, aurait refusé d'obtempérer aux injonctions de la Marine nationale. Le parquet de Brest a ouvert une enquête pour défaut de pavillon, non-justification de nationalité du navire et refus d'obtempérer.
Emmanuel Macron a salué l'opération sur le réseau social X, affirmant que ces navires servent à contourner les sanctions imposées à Moscou. Du côté russe, le Kremlin a dénoncé une intervention « illégale », la qualifiant de « piraterie internationale ».
C'est le quatrième pétrolier soupçonné d'appartenir à la flotte fantôme russe arraisonné par la France depuis 2025.


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