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Blocus de Bab el-Mandeb : le baril dépasse 100 dollars

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Blocus de Bab el-Mandeb : le baril dépasse 100 dollars

Guerre au Moyen-Orient : les forces houthies du Yémen ouvrent un nouveau front - Crédit Zinfos974 - International


Le 20 juillet, les forces houthies du Yémen ont annoncé un blocus du détroit de Bab el-Mandeb, voie maritime qui relie la mer Rouge au golfe d'Aden. Cette décision intervient une semaine après que l'Iran a envoyé, le 13 juillet, des commandants des Gardiens de la révolution, des conseillers militaires et du matériel — missiles et drones inclus — vers ses alliés yéménites, selon Reuters.

Téhéran nie toute implication directe, mais les liens entre l'Iran et les Houthis remontent à plusieurs décennies. Le soutien iranien au mouvement s'inscrit dans une stratégie visant à contrebalancer l'influence américaine et saoudienne dans la région.

Le détroit de Bab el-Mandeb avait déjà gagné en importance depuis la fermeture du détroit d'Ormuz. Il constitue un passage de transit incontournable pour les exportations de pétrole saoudien et pour le commerce mondial des hydrocarbures. Sa fermeture pèse directement sur l'approvisionnement énergétique mondial, à un moment où les marchés peinent à se stabiliser.

Le baril a de nouveau franchi les 100 dollars. Des experts estiment qu'il pourrait grimper à 150, voire 200 dollars si la situation ne se règle pas rapidement. Un cadre d'une compagnie de fret, interrogé par ABC News, résume l'état du secteur : « C'est un cauchemar. Nous faisons face aux incertitudes quotidiennement, mais le niveau actuel est sans précédent. »

Si les deux détroits restent perturbés, les navires commerciaux devront contourner l'Afrique par le cap de Bonne-Espérance, allongeant les délais de livraison et faisant monter les coûts du fret, avec des répercussions sur les prix de nombreux produits.

Sur le plan militaire, un porte-parole houthi a décrit la situation avec l'Arabie saoudite comme relevant d'une logique d'« œil pour œil ». L'armée saoudienne a répondu, selon The Guardian, que toute menace visant un navire serait « traitée avec rapidité et fermeté » et que ces actes constituent « une violation flagrante du droit international et des actes de piraterie maritime ».

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3 commentaires

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M
Mickaëla 24/07/2026 à 14:15

Ces crises rappellent que la résilience, ça se construit avant, pas pendant.

L
Lastron-Leïla 24/07/2026 à 14:10

Et direct ça touche nos prix ici au péi, parce que tout transite par là. Lé pa fasil pour les petits importateurs réunionnais qui ont des marges déjà serrées. Je me demande si des entrepreneurs locaux ont déjà reçu des alertes de leurs fournisseurs sur les délais.

A
Alex 24/07/2026 à 14:01

L'article parle d'experts qui estiment que le baril pourrait atteindre 150, voire 200 dollars, mais on n'a ni noms ni études citées. C'est ce genre de projection non sourcée qui fait paniquer les marchés plus que la situation elle-même. Le cap de Bonne-Espérance comme alternative, c'est réel, ça coûte plus cher et ça prend plus de temps, mais des compagnies l'utilisent déjà depuis les premières perturbations en mer Rouge. On aurait aimé un peu plus de nuance sur ce qui est anticipation raisonnée et ce qui est scénario catastrophe.