Le dimanche 30 août, le Jardin d'Eden accueillera la première édition du Festival Maman Décharge, une journée conçue pour que les femmes et les mères n'aient rien à organiser, rien à anticiper.
Le point de départ est un chiffre avancé par les organisatrices : 71 % des femmes salariées interrogées déclarent ressentir une surcharge importante au quotidien. La charge mentale — tâches domestiques, rendez-vous à gérer, imprévus à absorber — est au cœur du projet.
Au programme : un pop-up réunissant 50 entrepreneuses et marques locales, 17 ateliers, 5 conférences, et des expériences autour du bien-être, de la parentalité et du développement personnel. L'idée est de permettre aux participantes de découvrir, d'échanger et de soutenir des initiatives portées par d'autres femmes, sans avoir à endosser le moindre rôle d'organisatrice le temps d'une journée.
La soirée se prolongera avec Maman Danse Aswar, qui revient pour sa 7e édition dans un esprit festif.
En métropole, le Festival Courage, dédié aux mamans, a rencontré un succès notable cet été. Le Festival Maman Décharge entend porter cette même dynamique à La Réunion, autour du bien-être, de la parentalité, de la santé mentale, de la sororité et de la déconnexion.


8 commentaires
@Sébastien V., sur les chiffres je comprends la réserve, mais en entreprise on n'a pas besoin d'une étude validée pour voir ce qui se passe : les arrêts maladie pour burn-out touchent majoritairement les femmes en poste, et quand on fait les entretiens annuels, c'est toujours les mêmes qui disent qu'elles gèrent aussi les enfants malades, les rdv médicaux, les imprévus familiaux en plus du boulot. Ce festival ne va pas régler ça, mais si ça permet à certaines de souffler une journée et de mettre des mots sur ce qu'elles vivent, c'est déjà utile.
Cet événement me touche vraiment, parce que c'est exactement ce que je vis avec mes clientes : elles arrivent épuisées, et ce qu'elles cherchent avant tout c'est un espace où on les autorise à ne rien porter pour une fois. Avec 17 ateliers et des conférences sur la parentalité et la santé mentale, le programme semble vraiment ancré dans les besoins réels. J'espère que les entrepreneures présentes auront aussi la chance d'échanger entre elles, parce que dans ce péi-la, construire sa marque seule c'est un combat de chaque jour.
C'est une initiative intéressante, et on ne peut que saluer la mobilisation de 50 entrepreneuses locales autour d'une thématique aussi transversale. Cela dit, je note avec curiosité que le chiffre des 71 % est avancé sans que la méthodologie de l'enquête soit précisée. Dans nos collectivités, on nous demande toujours à pondérer ce genre de données avant de les mettre en avant dans une communication officielle. Ce n'est pas pour minimiser le sujet, loin de là, c'est simplement que la solidité du fond renforce la légitimité du propos.
Ce type de pop-up c'est exactement le format que j'attendais au péi. 50 exposantes locales réunies sur une journée, avec une audience déjà sensibilisée aux produits faits ici, c'est une opportunité énorme en termes de visibilité et de réseau. Je pose ma candidature pour la prochaine édition.
Le choix du Jardin d'Eden m'interpelle. C'est un espace qui mérite d'être valorisé, mais on a vu trop de manifestations improviser leur scénographie sans penser au flux de personnes, à l'acoustique, à l'ombrage. Avec 5 conférences et 17 ateliers en simultané, j'espère que l'organisation spatiale a été travaillée sérieusement, parce que la bonne intention ne suffit pas à rendre une journée agréable.
50 exposantes locales c'est pas rien, mais j'espère que l'événement est pensé avec un minimum d'éco-responsabilité, parce que des festivals qui génèrent des montagnes de déchets on en a déjà trop vu dans l'île.
De mon temps on portait tout sans se plaindre, mais ça voulait pas dire que c'était normal. Mes filles portent encore plus que moi, le boulot, les marmaille, la maison, et personne demande si elles vont bien. Une journée comme celle-là, lé bon, vraiment. J'aurais aimé avoir ça à leur âge.
L'idée de choisir le Jardin d'Eden comme cadre, c'est un beau symbole. On emmène les gens dans nos cirques pour qu'ils soufflent, on leur fait voir les fanjans et le silence des hauts, et c'est exactement ce genre de pause que les femmes méritent aussi. J'espère que l'ambiance sera à la hauteur du lieu.