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À La Réunion, les bailleurs sociaux s'alarment de la baisse de la LBU

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À La Réunion, les bailleurs sociaux s'alarment de la baisse de la LBU

Logement social : les bailleurs alertent sur la baisse des financements - Crédit Zinfos974 - Social


Ce mercredi 10 juin, à Saint-Denis, l'Association régionale des maîtres d'ouvrage sociaux et aménageurs de l'océan Indien (ARMOS-oi) a tenu son 2e Forum du logement social, réunissant élus, représentants de l'État et partenaires du secteur. Au cœur des débats : la réduction annoncée de la Ligne Budgétaire Unique, principal outil de financement du logement social dans les Outre-mer.

À La Réunion, plus de 53 000 demandes de logements sociaux sont actuellement en attente. Selon des projections de l'Insee, les besoins pourraient atteindre 172 500 logements d'ici 2050. Sans réponse adaptée, près de 100 000 logements manqueraient aux Réunionnais dans les vingt-cinq prochaines années.

Le contexte social alourdit le débat. Un quart de la population réunionnaise vit en logement social, tandis que 36 % des familles se situent sous le seuil de pauvreté. Les acteurs du secteur rappellent que leur rôle va au-delà de la construction : accompagnement social, tranquillité résidentielle, amélioration du cadre de vie dans les quartiers.

Valérie Lenormand, présidente de l'ARMOS-oi, a rappelé que « le logement social, c'est accompagner les Réunionnais à chaque étape de leur vie : permettre à un jeune de démarrer dans la vie, à une famille de construire son avenir, ou encore à une personne âgée de vieillir dignement ». Sur les financements, elle juge que « maintenir des financements à la hauteur des enjeux, c'est préserver la capacité de La Réunion à loger ses habitants et faire du logement un véritable atout social et économique pour notre île ».

Les participants au forum ont appelé à des décisions « à la hauteur des enjeux » pour garantir durablement la capacité du territoire à répondre aux besoins de sa population.

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6 commentaires

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M
Mamie Câline 11/06/2026 à 07:15

Ici à Cilaos, on connaît bien la difficulté de trouver un logement décent pour les jeunes qui veulent rester dans les hauts. Mes petits-enfants, ils aimeraient rester au village, mais y'a rien pour eux, alors ils descendent en bas et on les voit de moins en moins. Quand on enlève les moyens de construire du logement abordable, c'est des familles entières qu'on disperse, et les cirques se vident doucement. Ça fait quelque chose au coeur de voir ça.

L
Lulu 11/06/2026 à 06:24

Belle déclaration de la présidente de l'ARMOS, vraiment, mais ça fait des années qu'on entend ça.

A
Alex 11/06/2026 à 06:16

Les chiffres cités sont frappants mais j'aurais aimé voir dans l'article une mention des taux de livraison réels des programmes LBU ces dix dernières années. Parce que la question c'est pas seulement le niveau de financement, c'est aussi la capacité effective des bailleurs à construire dans les délais. Est-ce que quelqu'un a les données là-dessus ?

N
Nadine Saint-Louis 11/06/2026 à 06:13

Moi ce que je vois dans ma boutique, c'est des clients qui galèrent à se loger et qui coupent sur tout le reste, y compris les achats en centre-ville. Lé pa fasil pour tout le monde. Moins de logements accessibles, c'est moins de pouvoir d'achat qui circule, et c'est mes ventes qui en prennent un coup aussi.

Y
Yannick P 11/06/2026 à 06:09

100 000 logements manquants d'ici 25 ans, c'est pas rien. Et qui construit ? Il faut des matériaux, du ciment, du métal, tout ça passe par le port. Si la LBU s'effondre, les chantiers s'arrêtent, le fret ralentit, c'est toute la chaîne qui trinque jusqu'à Maurice et au-delà.

K
Karambole 11/06/2026 à 06:05

Le logement et l'agriculture, c'est le même combat en fait. On nous parle de besoins à l'horizon 2050 mais pendant ce temps les terres agricoles disparaissent sous le béton pour construire ces logements-là. Je comprends la nécessité, hein, 53 000 demandes en attente c'est énorme. Mais quelqu'un a réfléchi à où on va produire à manger si on sacrifie encore des parcelles dans l'Est ?